Bailliage de Saint-Marcellin
- Nature : Administration
- Fin :
Tribunal royal du bailliage de Viennois, siège de Saint-Marcellin, dirigé par un vibailli. En 1447, le dauphin Louis fait de la ville l’un des trois sièges du bailliage de Viennois ; en 1450, il lui attribue les appels de la cour commune de Romans.
Il siège à la maison du bailliage, et la ville le défend pendant trois siècles contre Romans, jusqu’à sa suppression à la Révolution. Voir le récit Une ville de juges et de bourgeois.
Chronologie
- Juin 1453 Le Conseil delphinal devient le Parlement de Dauphiné ; François Potier en est nommé président le 29 juillet. Saint-Marcellin garde la cour du Viennois et Valentinois et des principales appellations.
- 17 décembre 1538 Arrêt du Conseil privé de François Ier : le siège reste à Saint-Marcellin, « sans lequel elle serait totalement ruynée ».
- Vers 1566 (1567 selon Lacroix) Du Vache, nommé vibailli par le prince de la Roche-sur-Yon, voit ses provisions révoquées par le duc de Montpensier, successeur du prince au gouvernement du Dauphiné, faute d’avoir été installé.
- 6 octobre 1568 Chargé par le Parlement de constater l’état des églises du bailliage, de rétablir le culte et de saisir les biens des absents, le vibailli Antoine Garagnol fait séquestrer à Saint-Marcellin les biens des chapelles de l’église paroissiale, dont les recteurs ne comparaissent pas, et ordonne au consul Jacques Rebut, au conseiller Jean Rebut, à l’avocat François Reynaud, à Claude Cublier et au marchand Barthélemy Reynaud de dresser la liste des habitants partis porter les armes contre le roi.
- 1653-1689 Les Garagnol tiennent à Saint-Marcellin la charge de vibailli (Henri, puis son fils Melchior-Nicolas, seigneur de Verdun, dès 1665 et encore en 1689) et celle de gouverneur (Henri en 1653, puis son fils Guichard-Henri, encore gouverneur vers 1697).
- 23 juin 1690 Jacques de Beaumont, gendre de Melchior de Garagnol (contrat du 4 avril 1689), devient vibailli de Saint-Marcellin ; son fils Melchior-Antoine sera ensuite gouverneur de la ville.
- 21 juillet 1788 À Vizille, le « bailliage de Saint-Marcellin, justice de Romans » envoie les députés de Romans, de Saint-Marcellin, de Tullins, de Saint-Vallier, du Péage-de-Pizançon, de Rives, de L’Albenc et de Vinay (l’avocat Champel pour les deux bourgs), de Saint-Jean et de Saint-Nazaire-en-Royans, de Pont-en-Royans, de Moras, de Tain et de Moirans ; Beaumont-Monteux et Saint-Paul-lès-Romans adhèrent sans député.
Évoqué dans
- Une terre de passage : de Rome au saint qui donna son nom à la ville (récit, De l'Antiquité au haut Moyen Âge)
- Une ville de juges et de bourgeois : la fin du Moyen Âge (récit, De 1350 à la fin du XVe siècle)
- Le siècle des guerres de Religion (récit, XVIe siècle)
- Claude de La Grange et les siens (étude thématique)
- Les Ageron et les Bernard (étude thématique)
- Les Auberjon de Murinais (étude thématique)
- Les du Vache (étude thématique)
- Les Grimaldi, ducs de Valentinois (étude thématique)
- Les La Combe-Maloc (étude thématique)
- Les Reynaud, conseillers au parlement (étude thématique)
- Lettres de vétérance de Louis XV pour Estienne Boisset (1768) (document, le )
- 1 boulevard Gambetta (emplacement)
- 1 place d’Armes (emplacement)
- Claude de La Grange (personne)
- Claude Robin du Vernay (1706-1766) (personne)
- Pierre-Agathange Odier-Laplaine (1774-1825) (personne)