Les Grimaldi, ducs de Valentinois

Par lettres patentes de mai 1642, enregistrées le 18 juillet suivant1, Louis XIII érige le duché de Valentinois en faveur d’Honoré de Grimaldi, prince de Monaco, et lui cède la justice, ne se réservant que les cas royaux. Au XVIIIe siècle, le prince possède en Dauphiné le duché, Romans, Crest, Montélimar et plusieurs autres seigneuries, dont Saint-Marcellin. À Romans, la justice ordinaire alterne d’une année sur l’autre entre le juge royal et ducal, les années impaires, et celui du chapitre de Saint-Barnard, les années paires ; ce dernier ressortit au bailliage de Saint-Marcellin.

La branche aînée des Grimaldi s’éteint avec le prince Antoine, mort en 1731. Son héritière, Louise-Hippolyte, avait épousé en 1715 Jacques-François-Léonor de Goyon, sire de Matignon, qui devient duc de Valentinois et pair de France par substitution ; la branche cadette proteste contre cette substitution des Goyon aux nom et armes des Grimaldi.

Au XIXe siècle, des marquis de Grimaldi vivent à Saint-Romans. Le marquis Charles-Philippe-Auguste, maréchal de camp, ancien aide de camp du prince de Condé, y meurt en 1846 ; en 1848, sa veuve, Marie-Simplicie de Labélinaye, hérite de Laurent-César de Canel le château de Saint-Romans et les domaines de Férié et du Petit-Jacques. Leur fils Ferdinand meurt en 1850, à vingt-sept ans ; père et fils reposent au cimetière de Saint-Romans. En 1854, à la suite d’une action contre la marquise et son autre fils, Charles-Louis-Maxence, qui porte les prénoms du chef de la branche cadette, le château et les domaines sont saisis et mis en adjudication. Bien que domiciliés à Saint-Romans, les Grimaldi fréquentaient assidûment le Cercle de Saint-Marcellin, fondé par les notables le 17 août 1843, dont les salles occupaient le n° 2 de la rue de Beauvoir. Armes : « fuselé d’argent et de gueules », devise Deo juvante.


  1. Le livre cite l’Almanach de Dauphiné de 1789, qui date ces lettres du 18 juillet 1644 : c’est impossible, Louis XIII étant mort le 14 mai 1643. Le livre donne lui-même 1642 ailleurs. ↩

Sources

  • Jean Sorrel, Histoire de Saint-Marcellin, chapitres V, XV et XVI

Écrivez quelques éclats d'âme...

Dans l'ombre vacillante d'une chandelle, où les murmures du vent se mêlent aux secrets d'un vieux parchemin, je vous invite à tisser une toile de mots. Écrivez quelques éclats d'âme – rêve, étoile, abîme, étreinte, brume – et laissez-les danser sur la page, comme des lucioles dans une nuit d'encre. Que diriez-vous de les entrelacer dans une phrase, un souffle, une histoire ?

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Source : https://paul.argoud.net/saint-marcellin-isere/histoire/famille-de-grimaldi/