Les Reynaud, conseillers au parlement

Les Reynaud, qu’on écrit aussi Raynaud ou Renaud, comptent parmi les vieilles familles de Saint-Marcellin. Leurs alliances avec les Vallier, et peut-être les Colombier, rendent leur généalogie difficile à établir avec certitude.

Deux branches

Au XVIe siècle, la famille se partage entre deux frères vivant en 1570. La branche de l’aîné, Berthon, s’éteint au début du XVIIe siècle avec deux filles, Isabeau, mariée à François de Monteis, gentilhomme du Vivarais, et Léonarde, épouse d’Henri de Gondin, d’Uzès. Le cadet, François Reynaud, docteur en droit, succède en 1574 au parlement de Grenoble à Aymar du Rivail, fils de l’historien ; reçu en 1575, il meurt en 1587. Selon Rivoire de La Bâtie, sa branche s’éteint elle aussi au début du XVIIe siècle avec Ennemond Reynaud, conseiller, sans doute son petit-fils, et César, son neveu.

Au service du bailliage et du parlement

Jean Sorrel en doute, et les archives lui donnent raison : le nom ne disparaît pas. André Reynaud, assesseur au siège présidial du bailliage de Saint-Marcellin, est nommé en 1646 argentier de la Chambre aux deniers du roi, par un pouvoir signé de Louis XIV et de la reine régente. Adrien Reynaud, avocat, est substitut du procureur général en 1662. Arthus Reynaud entre au parlement comme conseiller en 1710 et résigne sa charge en 1744, l’année de sa mort, en faveur de son fils Jean-Baptiste de Reynaud, reçu à vingt et un ans avec dispense d’âge. Rétabli en 1775 avec l’ancien parlement, Jean-Baptiste devient procureur général du roi et est encore en fonction en 1790.

Par les femmes, le nom passe aux Vallier : en 1715, Michel Vallier, assesseur au bailliage, épouse Jeanne Reynaud, fille de l’avocat André Reynaud et de Jeanne Guilhermet, et forme la branche des Reynaud-Vallier. Leur fils Michel Reynaud-Vallier est vibailli de Saint-Marcellin en 1760 ; Pierre-Augustin Reynaud-Vallier, député à l’Assemblée législative en 1791, sera maire de la ville sous l’Empire. Une Jeanne Reynaud, née des mêmes parents, avait épousé en 1701 Étienne Groussin, seigneur de la Fusilière1 ; leur fils Étienne, curé de Quincivet, lègue en 1785 le domaine Reynaud de Chatte à Pierre-Augustin Reynaud-Vallier.


  1. Les deux épouses portent le même nom et ont les mêmes parents : soit la veuve d’Étienne Groussin s’est remariée en 1715 avec Michel Vallier, soit le livre fait un doublon. ↩

Sources

  • Jean Sorrel, Histoire de Saint-Marcellin, chapitres III et XVI
  • Date de publication :

Écrivez quelques éclats d'âme...

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Source : https://paul.argoud.net/saint-marcellin-isere/histoire/famille-reynaud/