Grands Carmes
- Nature : Culte
- Création :
- Fin :
Établissements et propriétés
| Emplacement | Période | Qualité |
|---|---|---|
| Couvent des Carmes de Beauvoir | du à | |
| 61 Grande Rue | de environ au | |
| 63 Grande Rue | de environ au | |
| 65 Grande Rue | de environ au | |
| 65 bis Grande Rue | de environ au | |
| 67 Grande Rue | de environ au | |
| 67 bis Grande Rue | de environ au | |
| 69 Grande Rue | de environ au | |
| Couvent des Carmes de Beauvoir | de au | Propriétaire des murs |
Le 17 juin 1343, le dauphin Humbert II fonde un couvent de Carmes dans l’enceinte de son château de Beauvoir ; il le dote en 1344 d’une rente de 500 livres pour soixante religieux. Le 10 septembre 1344, il donne aussi un terrain entre les chemins de Romans et de Chatte pour un couvent à Saint-Marcellin.
Les Carmes de Beauvoir s’installent à Saint-Marcellin vers 1400, malgré le curé et l’abbé de Saint-Antoine. Une bulle du pape d’Avignon Benoît XIII les autorise à s’établir dans la maison que leur donne un damoiseau, Andric Garin, le commandeur de Saint-Paul ayant refusé de les laisser s’installer dans celle de Pierre Galian, qui relevait de lui. Le procès qui s’ensuit dure jusqu’en 1442 ; une transaction leur accorde alors église, couvent et cimetière. En octobre 1453, le dauphin Louis les autorise à s’appuyer sur le rempart, entre une tour carrée et la porte de Romans ; en 1455, il leur accorde la moitié du « commun » pour réparer leur couvent. Ils perçoivent une part des revenus de la halle, qu’ils doivent entretenir, et un droit de leyde sur le marché jusqu’en 1717.
En 1562, le couvent de Beauvoir est saccagé par les protestants ; les religieux se replient sur leur maison de Saint-Marcellin. La même année, des Adrets fait pendre leur grand prieur sous la porte de Romans.
Au XVIIe siècle, Guichard Déagent est leur bienfaiteur : il reconstruit leur clocher en 1626 et fonde en 1642 un collège de trois classes. En 1698, le couvent compte douze religieux. Le 14 février 1739, un incendie détruit le couvent et le collège ; seules l’église et la sacristie subsistent. Le collège fonctionne jusqu’à la Révolution. Les biens des Carmes sont vendus le 9 février 1791.
Évoqué dans
- Au temps des dauphins : de la bourgade à la ville franche (récit, XIIIe et XIVe siècles, jusqu'en 1349)
- Une ville de juges et de bourgeois : la fin du Moyen Âge (récit, De 1350 à la fin du XVe siècle)
- Le siècle des guerres de Religion (récit, XVIe siècle)
- Robe, couvents et misère : la ville sous l’Ancien Régime (récit, XVIIe et XVIIIe siècles, jusqu'à la veille de la Révolution)
- Les Thermopyles : Saint-Marcellin dans la Révolution (récit, De la veille de la Révolution au Consulat)
- Les Déageant, du vibailli au conseiller de Louis XIII (étude thématique)