Depuis des années, un rituel pathétique se joue sur les plateaux télé : le journaliste-procureur face au politique-accusé, dans une mascarade du « Condamnez-vous ? » répétée à l’infini. Mais qui sont ces gens pour s’arroger cette légitimité morale ? Cette question ritualisée, dont la réponse est connue d’avance, ne sert qu’à éviter les vrais débats de fond. Pire encore : cette arme rhétorique fonctionne à géométrie variable, utilisée avec acharnement dans un seul sens idéologique, tandis que le public, drogué à l’indignation, réclame sa dose quotidienne de mise à mort symbolique.
La Cinquième République, cette construction politique qui a survécu à tant de crises, vacille aujourd’hui face aux cartels de drogue. Ces organisations criminelles ne cherchent pas à renverser le pouvoir : elles créent un contre-État plus efficace que nos institutions, comblant le vide laissé par une République absente. L’ironie est cruelle : c’est l’État lui-même qui a généré ce monstre en criminalisant des substances, créant ainsi un marché noir colossal. Quelques mots sur un système qui s’effondre de l’intérieur, piégé par ses propres interdictions et vidé de toute substance identitaire.
Quand le général Fabien Mandon, nouveau chef d’état-major des armées, demande aux maires de France d’avoir la « force d’âme » d’accepter de « perdre nos enfants », il pose un diagnostic d’une lucidité glaciale sur le basculement du monde. Le parapluie américain se referme, Washington pivotant vers l’Asie face à la menace d’une invasion de Taïwan dès 2027, et la Russie, passée en économie de guerre, produit désormais trois fois plus de munitions que toute l’OTAN. Le drame n’est donc pas que Mandon se trompe : il a raison sur le danger, mais il sert un pouvoir qui a méthodiquement organisé notre impuissance. Comment exiger du peuple le sacrifice ultime quand les mêmes élites ont promis la paix éternelle, désindustrialisé le pays et dilapidé nos moyens de défense ? La sonnette d’alarme est indispensable, mais elle ne produira ses effets que portée par un leadership politique renouvelé, et non par le président le plus rejeté de l’histoire contemporaine.
Alors que le verrou stratégique de Pokrovsk cède sous la pression russe, le scandale Energoatom révèle que des millions destinés aux fortifications ont été détournés par l’entourage présidentiel en pleine guerre. Ce contraste obscène entre une corruption endémique et les promesses illusoires de Rafale pour 2035 expose les failles mortelles d’un système à bout de souffle. Face à l’effondrement militaire et aux injonctions glaçantes de « sacrifier nos enfants », cet article brise le tabou : l’heure n’est plus au déni, mais à la négociation d’urgence pour éviter le chaos.
On nous répète que sans l’État-providence, la France n’aurait jamais eu d’écoles, d’hôpitaux ou de chemins de fer. C’est faux. L’État-providence apparaît tardivement, entre 1940 et 1947, alors que tout existe déjà depuis des siècles : l’Église a créé les réseaux d’éducation et de santé dès le IXe siècle, les entrepreneurs privés ont industrialisé le pays aux XVIIIe et XIXe siècles. L’État n’a rien bâti : il s’est contenté d’arriver après coup pour nationaliser, taxer et dégrader ce que d’autres avaient construit.
La France redistribue 45% de sa richesse et produit de la dette, du chômage structurel et 1,5 million de trappes à inactivité. Ce système traite les citoyens en éternels mineurs incapables de gérer leur vie. Je propose un contrat social radical : investir massivement dans l’égalité des chances (éducation, santé), puis laisser les adultes assumer leurs choix avec un plafond de prélèvements à 35%. Liberté ou dépendance : il faut choisir.
Fin octobre 2025, Emmanuel Macron a lancé sa nouvelle croisade contre les réseaux sociaux, ces mêmes plateformes qui l’ont pourtant porté au pouvoir en 2017. Sous couvert de protéger la démocratie et la jeunesse, le président s’attaque en réalité au dernier espace où les Français peuvent librement exprimer leur rejet de sa politique catastrophique. Cette offensive masque mal une vérité dérangeante : les réseaux sociaux sont devenus le miroir impitoyable de son impopularité, et plutôt que d’écouter la colère du peuple, Macron préfère faire taire ceux qui osent le critiquer. Vouloir censurer internet pour étouffer la contestation, c’est la stratégie classique d’un pouvoir aux abois qui sent le crépuscule approcher.
Le 1er novembre 2025, l’Assemblée nationale a voté l’intégration de Bitcoin et des cryptoactifs dans l’IFI, rebaptisé « Impôt sur la Fortune Improductive ». Taxés à 1% au-delà de 1,3M€, ces actifs devront être déclarés intégralement, contraignant potentiellement les détenteurs à des ventes forcées annuelles. Cette décision révèle un message politique sans équivoque : pour l’État français, s’arrimer à Bitcoin plutôt qu’à l’euro relève désormais de la « richesse improductive ».
Wikipedia, symbole du savoir collaboratif, voit son trafic chuter à mesure que les IA s’emparent de son contenu. Pendant que les bénévoles s’épuisent, Grokipedia naît, propulsée par l’IA de Musk, offrant des réponses rapides et contextualisées. L’ironie est frappante : l’encyclopédie libre cède la place à une version commerciale et centralisée, illustrant la loi du plus fort dans l’ère numérique. Le savoir n’est plus un bien commun, mais une ressource exploitée et monétisée par les titans de la tech.
Le 24 octobre 2025, les gouvernements cantonaux ont validé le paquet d’accords Suisse-UE par 21 voix contre 4, rejetant explicitement la double majorité systématique. Ce vote consultatif révèle une stratégie d’intégration progressive qui contourne les mécanismes démocratiques ayant permis le rejet de l’EEE en 1992. Une enquête gfs.bern documente un écart de 20 points entre élites (76% favorables) et population (56%), témoignant d’une déconnexion structurelle. Ce quatrième volet d’une série sur la souveraineté suisse analyse comment l’alignement européen se fait avec ou sans le consentement explicite du souverain.