L’Europe dont on nous parle dans les discours officiels — ce « projet de paix » aux contours si flous qu’il peut justifier aussi bien une rustine à 700 millions sur les semiconducteurs qu’un transfert de souveraineté militaire à une Commission sans expertise, l’abattage de 207 vaches saines au nom d’un règlement que l’Italie contourne par la vaccination, et l’interdiction de territoire d’un commissaire européen par Washington sans que personne à Bruxelles ne trouve la moindre réplique crédible — cette Europe-là n’a plus grand-chose à voir avec le rêve des pères fondateurs ni avec les intérêts des peuples qui la subissent. Cette catégorie est celle d’un Européen qui aime son continent bien trop pour accepter qu’on le confonde avec ses institutions, qui observe depuis la frontière franco-suisse comment l’intégration se fait tantôt contre le vote des peuples tantôt à côté, et qui refuse de choisir entre l’eurobéatitude des salons et le rejet pavlovien des tribunes — parce que le diagnostic exige davantage de précision que n’en offrent les slogans des deux camps. Vous y trouverez des analyses du déclin industriel européen face à la Chine et aux États-Unis, des chroniques sur la censure déléguée au DSA et la souveraineté monétaire en sursis, des enquêtes sur les négociations géopolitiques dont l’Europe est l’enjeu mais jamais l’acteur, et parfois le constat, documenté et sourcé, que le vrai problème de la construction européenne n’est pas l’idée mais ceux qui l’exécutent — le tout écrit avec la conviction qu’on ne sauve pas un continent en interdisant d’en critiquer les pilotes.
Le 2 février 2026, cinq systèmes de paiement nationaux (français, espagnol, italien, portugais, nordiques) ont signé un accord d’interopérabilité. 130 millions d’utilisateurs pourront bientôt payer sans Visa ni Mastercard. Une victoire pour les souverainetés nationales face aux géants américains ? Peut-être, à condition que la BCE ne récupère pas le projet pour imposer son euro numérique.
Le règlement EDIP, voté en décembre, transfère pour la première fois des compétences en matière d’industrie de défense à la Commission européenne. Sans expertise propre, Bruxelles sera capturée par ceux qui savent l’influencer et Rheinmetall part avec une longueur d’avance sur Dassault. Pendant ce temps, Paris vient d’autoriser la vente de LMB Aerospace à un groupe américain, contre l’avis de la DGA. L’industrie de défense française entre dans une zone de turbulences.
Anna Zeiter dévoile W Social à Davos 2026 : un réseau européen « souverain » financé par We Don’t Have Time, la plateforme d’activisme climatique d’Ingmar Rentzhog qui a propulsé Greta Thunberg. Vérification d’identité obligatoire (photo + documents officiels), hébergement 100% européen, modération humaine anti-désinformation : l’Europe veut enfin s’affranchir de X et des GAFAM. Mais avec un lien direct à l’activisme climatique, une base de données d’identités chez un privé, et l’ADN des flops Quaero et Gaia-X, W Social ressemble davantage à un honey pot pour l’élite de Davos qu’à une vraie alternative décentralisée. Scanner votre passeport pour tweeter : bienvenue dans la souveraineté version 2026.
Aujourd’hui, les grands modèles comme GPT-4, Claude ou Gemini sont devenus de pures commodités : tout le monde y a accès, du startup au géant industriel. L’IA seule ne crée plus d’avantage durable ; ce qui compte vraiment, c’est de marier votre savoir-faire métier unique – cette expertise que personne d’autre ne possède – à une exécution et une ontologie que la concurrence ne peut copier. Sans cela, vous ne faites que louer votre avenir à OpenAI, tandis que des acteurs comme Palantir ou les intégrateurs verticaux chinois bâtissent des sanctuaires imprenables.
Au CES 2026, Dreame, le spécialiste des aspirateurs robots, dévoile la Nebula Next 01 : une hypercar électrique de 1 876 chevaux capable d’abattre le 0 à 100 km/h en 1,8 seconde. Ce qui n’était qu’un prototype venu d’un fabricant d’appareils ménagers devient le symbole brutal du déclin industriel européen, incapable de suivre la transversalité et l’intégration verticale chinoise. Pendant que l’Europe commande encore des audits à prix d’or pour rattraper sa « transformation digitale », la Chine itère à vitesse grand V : hier la Xiaomi SU7 pulvérisait les records du Nürburgring, aujourd’hui Dreame annonce une usine près de Berlin. Vae victis.
L’ADEME, avec ses 4 milliards d’euros de budget, vient de confier une étude stratégique sur les datacenters à des consultants militants plutôt qu’à ses propres ingénieurs. Ces mêmes consultants qui diagnostiquent la catastrophe vendront ensuite leurs services pour « accompagner la transition ». Il est temps de dissoudre cette agence devenue un organe de propagande décroissante au service d’intérêts privés.
Les agriculteurs du Sud-Grésivaudan ont installé leur campement au péage de Saint-Marcellin ce week-end, trois semaines après leur mobilisation de décembre. Le traité de libre-échange UE-Mercosur a été entériné vendredi malgré le vote symbolique contre de la France, provoquant le dépôt de deux motions de censure contre le gouvernement Lecornu. Mais au-delà du Mercosur, c’est le marché unique européen qui tue l’agriculture française : concurrence déloyale avec la Pologne et l’Allemagne, surtransposition des normes, coûts de main-d’œuvre déséquilibrés. Un tabou que personne n’ose encore briser ouvertement.
Dimanche 4 janvier 2026, Trump annonce vouloir s’occuper du Groenland « dans 20 jours » sans exclure la force militaire. Face à cette déclaration, l’Europe s’indigne vertueusement pendant que le Danemark rate l’opportunité de négocier intelligemment. Le Groenland n’a aucune valeur stratégique pour Copenhague mais représente un avant-poste arctique crucial pour Washington face à la Russie et à la Chine. Analyse incisive d’un rapport de force que l’élite européenne refuse de voir.
La capture de Nicolas Maduro par les forces spéciales américaines rappelle trois vérités que l’Europe feint d’ignorer : la force prime toujours le droit en géopolitique, invoquer sa souveraineté ne protège de rien sans les moyens de la défendre, et l’immigration comme la drogue sont des guerres menées sans déclaration. Pendant que nos élites européennes se perdent en débats stériles, Trump pose méthodiquement les fondations de la domination américaine pour les cinquante prochaines années : sécurisation du pétrole vénézuélien, contrôle des terres rares ukrainiennes, mainmise sur le canal de Panama, investissements massifs dans l’IA. Le problème n’est pas la démocratie, ce sont les dirigeants que nous élisons : des énarques qui ont lu Proust mais n’ont jamais créé une entreprise, incapables de comprendre que gouverner un pays exige la même logique qu’un businessman applique à son empire. La leçon de Maduro est simple : on ne négocie pas avec le loup, on devient plus fort que lui, ou on disparaît.
Macron et von der Leyen sabotent systématiquement les négociations de paix tout en multipliant les provocations contre l’entourage de Trump : interdiction de territoire pour Thierry Breton, 120 millions d’amende contre X, 19 trains de sanctions. Résultat ? Washington négocie désormais directement avec Moscou un partenariat économique massif (pétrole, terres rares, reconstruction) qui exclut totalement l’Europe du jeu. Le plan Trump-Poutine en 28 points est déjà sur la table, et l’ensemble de l’administration américaine (Vance, Gabbard, Hegseth) partage la même hostilité envers une UE jugée parasite et arrogante.