Antoine Brenier de Montmorand

Fils de l’avocat Antoine Brenier (1712-1777), il est d’abord avocat, puis aide de camp du duc de Crillon-Mahon et capitaine au service de l’Espagne ; il est le premier à prendre le nom de Montmorand, pour se distinguer de son frère cadet Joseph, dit de Renaudière. Marié à Marie-Thérèse Pelisson de Préville, il est le père du général Antoine-François Brenier de Montmorand.

Député extraordinaire de la ville et du bailliage à l’Assemblée nationale, il y présente le 29 décembre 1789 le don patriotique de Saint-Marcellin. Il obtient pour la ville le chef-lieu de district, en devient maire en 1790 et est élu juge au tribunal du district en octobre. En novembre 1792, l’assemblée électorale du département élit « Brenier-Montmoran, de St. Marcellin », sans doute lui, au directoire du département.

Voir la frise chronologique et l’étude Les Brenier de Montmorand.

Chronologie

  1. 1er octobre 1789 Le corps municipal et le comité provisoire ouvrent une souscription patriotique commune avec toutes les municipalités du bailliage, pour offrir un don à l’Assemblée nationale (caisse à l’hôtel de ville pendant six semaines) ; Brenier de Montmorand y remet aussitôt une montre en or enrichie de brillants, le chevalier de Reynaud, le lendemain, six mois de sa pension (600 livres), et Mme de Garagnol des arrérages de pension (environ 1 400 livres).
  2. 29 décembre 1789 À l’Assemblée nationale, Brenier de Montmorand, député extraordinaire de la ville et du bailliage, présente le don patriotique de Saint-Marcellin : boucles d’argent, bijoux d’or, argent monnayé et quittances de pensions, environ 12 000 livres.
  3. Avant le 3 février 1790 La municipalité (Berruyer, maire ; Vallier-Colombier et Simond, échevins) arrête le débit d’un imprimé jugé séditieux, reçu par le sieur Robert, et en dresse procès-verbal, que Brenier de Montmorand doit présenter à l’Assemblée nationale.
  4. Septembre 1790 Les gardes nationales de la ville font célébrer un service pour leurs frères d’armes morts à Nancy, avec des détachements des gardes nationales voisines et tous les corps de la ville (lettre du maire Brenier de Montmorand, 27 septembre).
  5. 12-14 octobre 1790 Élection des juges du district par l’assemblée électorale du district, tenue du 12 au 14 octobre : Michel Reynaud-Vallier, ci-devant vibailli (président), Antoine Brenier de Montmorand, maire, Joseph-Mathias Vincendon-Dumoulin et Jean Robin-Descombes, avocats, et Antoine-François-Scipion Cattier, ci-devant assesseur au bailliage.
  6. Novembre 1792 L’assemblée électorale du département de l’Isère siège à Saint-Marcellin : elle élit au directoire du département Duc, Vignon et Brenier de Montmorand, de Saint-Marcellin, et au conseil Rodet fils.

Toute la frise chronologique

Évoqué dans

Sources

Étude Les Brenier de Montmorand, de la robe à l’épée ; Affiches, annonces et avis divers du Dauphiné, 7 janvier 1790, vue 2 (Pagella) ; Journal patriotique de Grenoble, 5 octobre 1790, vue 1 (Pagella) ; Affiches, annonces et avis divers du Dauphiné, 19 octobre 1790, vue 1 (Pagella) ; Journal patriotique de Grenoble, 15 novembre 1792, vue 4 (Pagella).

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Source : https://paul.argoud.net/saint-marcellin-isere/personne/antoine-brenier-de-montmorand/