Paul ARGOUD

Suisse : l’e-ID et les lobbies, l’apothéose d’une soumission numérique [3/4]

Souveraineté numérique

Swisscom, détenue majoritairement par la Confédération, a franchi la ligne rouge en finançant le comité pro-e-ID et en incitant un cadre à promouvoir publiquement le projet, influençant potentiellement un scrutin décidé à 0,4 % près. Pendant ce temps, Digitalswitzerland orchestre une coalition de banques et d’acteurs publics pour aligner la Suisse sur eIDAS 2.0, sous couvert de “leadership numérique”. Palantir, bien que non directement impliquée, étend son écosystème big data dans la finance et la sécurité, créant une dépendance structurelle à des technologies américaines. La Suisse, ainsi, n’a pas choisi son avenir numérique : on le lui a imposé.

Suisse : le vote étriqué pour l’e-ID, symbole de soumission à l’UE [2/4]

Souveraineté numérique

Le 28 septembre 2025, la Suisse adopte de justesse l’identité électronique (e-ID) avec 50,4 % de « oui », marquant un tournant pour sa souveraineté numérique. Présentée comme un outil pratique pour simplifier la vie quotidienne, cette e-ID cache en réalité des risques importants : traçabilité totale, surveillance accrue et menaces pour l’économie helvétique. Alignée sur le cadre européen eIDAS 2.0, elle symbolise une forme de soumission numérique à l’UE, tandis que les débats sur les pressions des lobbies et les recours juridiques montrent que la bataille pour la confidentialité suisse ne fait que commencer.

La surveillance numérique en Suisse : De la LSCPT 2002 à la révision VÜPF 2025 [1/4]

Surveillance et libertés

En 2002, la Suisse adoptait la LSCPT, censée concilier surveillance et respect des droits fondamentaux. Vingt ans plus tard, l’équilibre a volé en éclats : extension de la surveillance, contournement du Parlement et pressions internationales redessinent le paysage numérique. Derrière le discours protecteur, c’est une dérive insidieuse qui s’installe, transformant la Suisse de coffre-fort des libertés en maillon faible de la surveillance globale.

Proton : du chevalier blanc de la vie privée au nouvel empire centralisé ?

Surveillance et libertés

Proton s’est bâti une réputation de chevalier blanc de la confidentialité, mais son virage actuel soulève des doutes. Entre expansion frénétique, centralisation des services, transparence partielle et menace de la nouvelle loi suisse, l’entreprise semble s’éloigner de son récit originel. La confidentialité devient un produit captif plus qu’une culture d’autonomie. Questionner même ses alliés est indispensable si l’on veut éviter de recréer un nouveau Google sous bannière « privacy ».

macOS Tahoe : Apple, arrêtez les paillettes et réparez enfin votre foutu système !

Systèmes d'exploitation

Avec macOS Tahoe, Apple nous sert du Liquid Glass étincelant et des effets qui font briller les yeux… mais les mêmes bugs pourrissent encore le quotidien. SMB toujours bancal, Wi-Fi capricieux, Finder qui oublie ses réglages : rien n’a changé depuis des années. Derrière la façade polie, c’est un système instable, frustrant, et Apple continue de miser sur les paillettes plutôt que sur la fiabilité.

Quand Google Analytics vous ment, Matomo révèle la vérité

Logiciels

Google Analytics n’est pas toujours le miroir fidèle qu’on imagine. Lorsqu’un mystérieux pic de trafic a frappé mon site, GA n’a rien vu… alors que Matomo a tout révélé. Au fil de l’enquête, j’ai découvert pourquoi Matomo est plus précis, plus transparent et bien plus fiable. Voici le récit de cette leçon, et pourquoi vos données méritent mieux que les œillères de Google.

Adobe Creative Cloud : Quand les éditeurs nous prennent pour des pigeons plumés !

Logiciels

Il fut un temps où la formule « Photographie » d’Adobe coûtait 9,99 € par mois, avec Photoshop et Lightroom inclus. Aujourd’hui, pour ajouter un simple Illustrator, la facture grimpe à plus de 430 € par an, et la Creative Cloud complète dépasse les 950 €. Un modèle qui ressemble moins à un service qu’à un racket organisé, poussant de plus en plus d’utilisateurs vers Affinity, DaVinci Resolve… ou le piratage.

Euro numérique : programmabilité, surveillance et contrôle des citoyens

Économie

La BCE présente l’euro numérique comme une monnaie moderne et sécurisée. Mais derrière cette innovation se cache un risque réel : la programmabilité pourrait restreindre vos dépenses et chaque transaction serait traquée. Angélique Furet et d’autres voix alertent sur ce contrôle algorithmique qui menace nos libertés. Découvrez pourquoi cet euro numérique pourrait devenir un outil de surveillance et de dirigisme économique.

L’Union Européenne : comment le rêve de paix est devenu une prison

Europe

L’Union Européenne est souvent présentée comme un rêve de paix et de prospérité, mais derrière cette vitrine en verre se cache une machine centralisée qui grignote la souveraineté des États et ignore la voix des citoyens. De la CECA de 1951 au Traité de Lisbonne en 2007, chaque étape a renforcé la technocratie au détriment de la démocratie. Aujourd’hui, avec l’euro numérique et les sanctions financières, l’UE montre son vrai visage : une prison douce, mais bien réelle, pour les peuples européens.

La révolution suprême : Orwell nous a prévenus, Huxley avait déjà condamné

Philosophie et existentialisme

La lettre d’Aldous Huxley à George Orwell du 21 octobre 1949 est une prophétie terrifiante qui dévoile la « révolution suprême » : un contrôle insidieux de l’esprit et du corps, bien plus subtil que la botte orwellienne. En 2025, nous y sommes, drogués par les écrans et les algorithmes qui nous font aimer nos chaînes. Relisons Huxley, réveillons-nous, avant que cette servitude consentie ne devienne irréversible.