Adobe Creative Cloud : Quand les éditeurs nous prennent pour des pigeons plumés !

Les éditeurs de logiciels, ces champions autoproclamés de la créativité, ont une fâcheuse manie de nous considérer comme des portefeuilles sur pattes. J’avais déjà poussé un coup de gueule contre DxO et leurs mises à jour au parfum de surcoût déguisé – rien n’a bougé depuis, même si PhotoLab reste une perle rare. Aujourd’hui, je m’attaque à Adobe et sa sacro-sainte Creative Cloud. Alerte spoiler : c’est un scandale savamment orchestré, et j’ai les nerfs à vif !

L’époque bénie des 9,99 €

Il fut un temps, presque magique, où je souscrivais avec enthousiasme au pack « Photographie » d’Adobe pour 9,99 € par mois. À ce tarif, j’avais Photoshop (le maître incontesté), Lightroom (Classic et sa version cloud), plus 20 Go de stockage en ligne pour mes photos de vacances et mes expérimentations artistiques hasardeuses. C’était presque trop beau pour être vrai. Puis, en juin dernier, Adobe m’envoie un courriel mielleux : « Cher client fidèle, votre pack adoré va être supprimé. Mais, Ô privilège, vous pouvez continuer… à condition de passer à une facturation annuelle de 119,28 €. » En clair : « On vous laisse respirer, mais le nœud de la corde se resserre déjà. » L’entourloupe est évidente : ce « privilège » s’évaporera bientôt, nous poussant vers des formules toujours plus coûteuses.

L’illusion des offres alléchantes

Et puis, il y a ces besoins ponctuels. Par exemple, Illustrator pour quelques projets vectoriels. Sauf que là, bam ! Passer à un abonnement incluant Illustrator ferait bondir ma facture de 119 € à plus de 430 € par an. Sérieusement ? C’est comme si je devais m’acheter un vélo de course pour aller chercher une baguette une fois par mois. Hors de question ! J’ai déjà remplacé Premiere Pro par DaVinci Resolve – gratuit, robuste, et sans complications – et j’ai fait de même avec Illustrator en optant pour Affinity Designer 2. Pour 75 € à l’achat, sans abonnement, c’est une gifle aux ambitions démesurées d’Adobe.

Mais le pire, c’est la réponse universelle d’Adobe à tous les problèmes : « Passez à la Creative Cloud Pro complète ! » Seulement 39 € par mois… pendant six mois. Et ensuite ? 79 € par mois, soit près de 950 € par an. Une blague, non ? Ils appellent ça une « offre », mais c’est un attrape-nigaud maquillé en cadeau. Et si vous avez le malheur de rencontrer un bug de licence ou un souci de facturation, leur seule réponse est : « Dépensez davantage. » C’est comme si votre garagiste vous disait : « Pneu crevé ? Achetez un jet privé, ça ira mieux. »

Les alternatives crédibles

Certains objecteront : « Mais Adobe, c’est l’écosystème ultime pour les pros ! » Et c’est exact, pour les grandes entreprises ou les équipes créatives aux budgets conséquents, la suite Adobe est une machine bien rodée. Les synergies entre Photoshop, Illustrator et Premiere sont fluides, et le cloud peut faciliter la vie des équipes. Mais cela justifie-t-il de pressurer les indépendants, freelances et passionnés qui galèrent avec un budget limité ? Pas du tout. Nous n’avons pas les moyens de débourser 900 € par an pour un logiciel qu’on utilise à 20 % de ses capacités. D’où l’essor d’alternatives comme Affinity Suite, DaVinci Resolve, ou même des outils open-source comme GIMP et Inkscape. Ils ne sont pas parfaits, mais ils font le travail sans nous forcer à hypothéquer notre maison.

Et ne parlons même pas des frais de résiliation d’Adobe – un vrai chemin de croix. Vous voulez arrêter ? Préparez-vous à payer 50 % du restant dû, plus des pénalités qui feraient pâlir un usurier. En gros, Adobe ne veut pas que vous partiez. Ils préfèrent vous enchaîner à leur nuage oppressant.

Un modèle qui alimente le piratage

Chers éditeurs – Adobe, DxO, Autodesk, et consorts – cessez de nous prendre pour des naïfs. Vos politiques de licences repoussent les utilisateurs honnêtes. Selon certaines études, près de 40 % des logiciels Adobe utilisés dans le monde seraient des versions piratées, un chiffre qui grimpe dans les pays où les abonnements sont inabordables. Faute de moyens (ou de patience), beaucoup se tournent vers des solutions abordables… ou vers les versions crackées qui inondent le web. Et franchement, qui pourrait leur reprocher ? Quand un logiciel coûte le prix d’une voiture d’occasion, ne vous étonnez pas si certains optent pour le marché parallèle. Proposez des formules modulables, des achats uniques pour les outils essentiels, ou au moins des abonnements sans clauses abusives. Sinon, vous sciez la branche sur laquelle vous êtes assis.

En attendant, je garde mon Affinity (car Inkspace, j’y arrive vraiment pas) et mon DaVinci Resolve, et Adobe peut bien garder sa Creative Cloud. Parce qu’un nuage à 950 € par an, c’est moins un service qu’un racket organisé. Et je ne signe pas pour me faire extorquer.


Écrivez quelques éclats d'âme...

Dans l'ombre vacillante d'une chandelle, où les murmures du vent se mêlent aux secrets d'un vieux parchemin, je vous invite à tisser une toile de mots. Écrivez quelques éclats d'âme – rêve, étoile, abîme, étreinte, brume – et laissez-les danser sur la page, comme des lucioles dans une nuit d'encre. Que diriez-vous de les entrelacer dans une phrase, un souffle, une histoire ?

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire