Le 5 février 2026, Anthropic n’a pas simplement lancé un modèle plus intelligent ; il a déclenché un repricing structurel de toute l’industrie du logiciel d’entreprise. En trois semaines, Claude Cowork et Opus 4.6 ont évaporé 285 milliards de dollars de capitalisation SaaS. Derrière le signal boursier, c’est une transformation plus profonde qui s’amorce : gel des embauches juniors, opacité organisationnelle, dépendance cognitive envers des acteurs californiens. Le verdict est rendu, même si l’exécution prendra des années.
Le Congrès américain a publié un rapport de 160 pages, appuyé sur des documents internes obtenus par assignation auprès de Meta, Google, TikTok et X, révélant comment la Commission européenne a bâti en dix ans un appareil de contrôle du discours en ligne. La France y a joué un rôle actif, poussant à Bruxelles ce que le Conseil constitutionnel avait refusé avec la loi Avia. Des codes de conduite secrets aux Trusted Flaggers, le DSA a légalisé un système de censure déléguée sans contrôle démocratique. Cinq propositions concrètes pour replacer la liberté d’expression sous la protection du juge et du Parlement.
Le 2 février 2026, cinq systèmes de paiement nationaux (français, espagnol, italien, portugais, nordiques) ont signé un accord d’interopérabilité. 130 millions d’utilisateurs pourront bientôt payer sans Visa ni Mastercard. Une victoire pour les souverainetés nationales face aux géants américains ? Peut-être, à condition que la BCE ne récupère pas le projet pour imposer son euro numérique.
Le règlement EDIP, voté en décembre, transfère pour la première fois des compétences en matière d’industrie de défense à la Commission européenne. Sans expertise propre, Bruxelles sera capturée par ceux qui savent l’influencer et Rheinmetall part avec une longueur d’avance sur Dassault. Pendant ce temps, Paris vient d’autoriser la vente de LMB Aerospace à un groupe américain, contre l’avis de la DGA. L’industrie de défense française entre dans une zone de turbulences.
Dans le vacarme des acronymes et du storytelling Web3, il ne reste qu’une seule chose vraie : Bitcoin. Tandis qu’Ethereum s’enfonce dans une bureaucratie algorithmique pour spéculateurs, le reste du « zoo crypto » n’est qu’un cimetière de promesses en plastique. Bitcoin, avec sa rareté mathématique gravée dans le code, est la seule monnaie qui ne ment pas.
Anna Zeiter dévoile W Social à Davos 2026 : un réseau européen « souverain » financé par We Don’t Have Time, la plateforme d’activisme climatique d’Ingmar Rentzhog qui a propulsé Greta Thunberg. Vérification d’identité obligatoire (photo + documents officiels), hébergement 100% européen, modération humaine anti-désinformation : l’Europe veut enfin s’affranchir de X et des GAFAM. Mais avec un lien direct à l’activisme climatique, une base de données d’identités chez un privé, et l’ADN des flops Quaero et Gaia-X, W Social ressemble davantage à un honey pot pour l’élite de Davos qu’à une vraie alternative décentralisée. Scanner votre passeport pour tweeter : bienvenue dans la souveraineté version 2026.
Aujourd’hui, les grands modèles comme GPT-4, Claude ou Gemini sont devenus de pures commodités : tout le monde y a accès, du startup au géant industriel. L’IA seule ne crée plus d’avantage durable ; ce qui compte vraiment, c’est de marier votre savoir-faire métier unique – cette expertise que personne d’autre ne possède – à une exécution et une ontologie que la concurrence ne peut copier. Sans cela, vous ne faites que louer votre avenir à OpenAI, tandis que des acteurs comme Palantir ou les intégrateurs verticaux chinois bâtissent des sanctuaires imprenables.
L’ADEME, avec ses 4 milliards d’euros de budget, vient de confier une étude stratégique sur les datacenters à des consultants militants plutôt qu’à ses propres ingénieurs. Ces mêmes consultants qui diagnostiquent la catastrophe vendront ensuite leurs services pour « accompagner la transition ». Il est temps de dissoudre cette agence devenue un organe de propagande décroissante au service d’intérêts privés.
Le 8 janvier 2026, le ministère des Armées a signé un accord-cadre historique avec Mistral AI pour équiper l’ensemble des forces armées françaises en intelligence artificielle générative. Ce rapprochement stratégique illustre enfin une politique industrielle cohérente : soutenir un champion national plutôt que de céder aux géants américains. Mistral AI, valorisée à 11,7 milliards d’euros et construisant son propre datacenter en France, reste juridiquement et stratégiquement française malgré l’internationalisation de son capital. Un signal positif qu’il faudra surveiller de près pour éviter les dérives habituelles : effet d’annonce, bureaucratisation européenne ou revente précipitée.
Dimanche 4 janvier 2026, Trump annonce vouloir s’occuper du Groenland « dans 20 jours » sans exclure la force militaire. Face à cette déclaration, l’Europe s’indigne vertueusement pendant que le Danemark rate l’opportunité de négocier intelligemment. Le Groenland n’a aucune valeur stratégique pour Copenhague mais représente un avant-poste arctique crucial pour Washington face à la Russie et à la Chine. Analyse incisive d’un rapport de force que l’élite européenne refuse de voir.