Bitcoin ou rien : tout le reste n’est qu’une arnaque sophistiquée
On nous vend des rêves numériques depuis quinze ans. Des « révolutions financières », des « technologies de confiance », des « économies décentralisées ». On nous parle de « disruption », de « web3 », de « DeFi », de « blockchains durables ». Et dans ce vacarme d’acronymes et de storytelling à deux balles, il ne reste qu’une seule chose vraie : Bitcoin.
Tout le reste, littéralement tout le reste, n’est qu’un grand cirque pour ramasser l’argent des crédules.
Bitcoin, c’est la seule monnaie née d’un geste politique fort : retirer à l’État et aux banques le privilège de créer l’argent. Pas un jeton pour acheter un singe JPEG, pas un support à rendement fantôme, pas une startup déguisée en utopie. Juste une idée : une monnaie dont personne ne peut trafiquer le robinet. Pourquoi ? 21 millions maximum, gravé dans le marbre du code. Pas de planche à billets, pas d’inflation surprise ; juste de la rareté mathématique.
Le reste du marché ? Des clowns en costard qui prétendent « réinventer la finance », alors qu’ils rejouent Wall Street avec un glossaire technique et un serveur Discord.
Ethereum, la grande imposture du siècle
Ethereum, ce soi-disant « ordinateur mondial », n’est qu’une bureaucratie algorithmique livrée aux spéculateurs. Son infrastructure est brillante, certes, mais le jeton ETH est une imposture. On l’appelle « monnaie » alors qu’il n’a aucune des qualités d’une monnaie. C’est un carburant pour un casino numérique. Rien de plus.
Au nom de la “programmabilité”, on a construit une usine à gaz pour fabriquer des promesses creuses : staking, yield farming, « liquidity pools »… du jargon pour dire pyramides de Ponzi 2.0. Le passage au Proof of Stake ? Une entourloupe de plus : fini le minage méritocratique, bonjour les baleines qui valident les blocs avec leur tas d’ETH déjà accumulé. Une centralisation déguisée en écologie.
Ethereum ne libère rien. Il enchaîne. Il reproduit le même système que celui qu’il prétend abattre : opacité, connivences, bulles et injections massives de cash pour soutenir la foi des investisseurs. La seule innovation, c’est d’avoir remplacé les costumes trois pièces par des avatars Twitter.
Les autres cryptos : un cimetière de promesses
Quant au reste du zoo crypto (Solana, Cardano, XRP, Doge, Shiba et compagnie) c’est un cimetière de promesses en plastique.
Chaque bull run relance le bal des gogos : un petit white paper pompeux, une communauté Telegram hystérique, quelques photos d’équipe sur LinkedIn… puis l’argent s’évapore, et les fondateurs disparaissent « pour raisons personnelles” » Tout le monde rejoue la même pièce, et tout le monde applaudit encore.
Et qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : je ne parle pas d’expérience extérieure. Je possède moi-même plusieurs NFT, dont cette incroyable représentation de Zemmour par Marsault… c’est dire si j’ai vu de près ce vertige du vide.

Une blague devenue produit dérivé, un marché devenu miroir. Même avec un brin d’autodérision, on se rend vite compte que ces « actifs numériques uniques » n’ont souvent qu’une valeur symbolique : celle de notre propre crédulité amusée.
Les investisseurs professionnels le savent très bien. Ils ne croient pas un instant à la gestion d’actifs peer-to-peer. Ils surfent sur la vague, montent le prix, font sauter le bouchon, puis vendent tout avant le crash. Et les petits porteurs ? Ils se retrouvent, comme toujours, à contempler un graphique qui plonge vers zéro, pendant que les grands joueurs trinquent au champagne.
La seule vérité
Bitcoin n’est pas parfait. Brut de décoffrage ? Oui. Lent en base ? C’est voulu, pour la sécurité. Mais avec le réseau Lightning construit comme une application de deuxième couche, il scalera sans toucher à son ADN ; contrairement à Ethereum qui bricole ses règles en urgence. Il a une logique implacable, un fondement moral. C’est une monnaie qui ne ment pas, qui ne promet rien qu’elle ne puisse tenir.
Cette intégrité est le seul rempart contre la dérive monétaire que je dénonçais déjà dans mon article sur l’euro numérique, cet outil de programmabilité et de surveillance. Car au fond, qu’il s’agisse du contrôle d’État ou des pyramides de la DeFi, le but est le même : garder la main sur votre souveraineté.
Et dans un monde où tout se vend, où l’attention s’achète et où la rareté s’imite, Bitcoin reste debout, solitaire et indéfectible.
La vraie richesse ne se multiplie pas à l’infini. Elle se protège.