La politique, telle qu’on la pratique en France depuis qu’un certain monarque républicain a décidé que le peuple était un détail d’ambiance, est un spectacle dont il faut avoir le cœur bien accroché pour supporter la représentation complète : huit Premiers ministres en huit ans sans que personne ne démissionne de honte, des commissions d’enquête qui enterrent les scandales qu’elles feignent de déterrer, un audiovisuel public dont la gabegie ne choque plus que celui qui prend la peine de compter, des agriculteurs qui bloquent les péages parce que c’est le dernier endroit où l’État consent à les voir, une censure déléguée à Bruxelles que le Conseil constitutionnel avait pourtant refusée quand elle s’appelait encore loi Avia, et un euro numérique conçu pour savoir où va chaque centime de votre poche pendant que des milliards disparaissent sans procès-verbal. Cette catégorie est celle d’un citoyen qui refuse le clivage gauche-droite quand les deux camps partagent la même incompétence et le même mépris, qui lit les textes avant de commenter les postures, qui considère que la souveraineté n’est ni une nostalgie ni un gros mot mais la condition élémentaire pour qu’un vote signifie quelque chose. On y trouvera des autopsies de gouvernements mort-nés, des analyses de la mécanique européenne qui broie les nations au nom de la paix, des décryptages de la censure numérique institutionnalisée, des billets sur la fiscalité comme instrument de soumission, des chroniques sur Starlink, l’e-ID suisse, les ZFE, le Mercosur, Duralex, et tout ce qui révèle qu’en politique française, le problème n’est jamais le problème affiché — avec la conviction qu’un peuple qui ne nomme plus ses maîtres a déjà cessé d’être libre.
Les agriculteurs du Sud-Grésivaudan ont installé leur campement au péage de Saint-Marcellin ce week-end, trois semaines après leur mobilisation de décembre. Le traité de libre-échange UE-Mercosur a été entériné vendredi malgré le vote symbolique contre de la France, provoquant le dépôt de deux motions de censure contre le gouvernement Lecornu. Mais au-delà du Mercosur, c’est le marché unique européen qui tue l’agriculture française : concurrence déloyale avec la Pologne et l’Allemagne, surtransposition des normes, coûts de main-d’œuvre déséquilibrés. Un tabou que personne n’ose encore briser ouvertement.
Deux mois après avoir levé 8 millions d’euros via un financement participatif défiscalisé, Duralex lance une « cagnotte solidaire » pour collecter des dons sans contrepartie financière. L’objectif : financer des moules à 200 000€ pièce pour « innover ». Entre le financement de Bpifrance, ses achats massifs de verres pour ses cantines et la défiscalisation IR-PME, c’est toujours le contribuable qui paie.
Le 8 janvier 2026, le ministère des Armées a signé un accord-cadre historique avec Mistral AI pour équiper l’ensemble des forces armées françaises en intelligence artificielle générative. Ce rapprochement stratégique illustre enfin une politique industrielle cohérente : soutenir un champion national plutôt que de céder aux géants américains. Mistral AI, valorisée à 11,7 milliards d’euros et construisant son propre datacenter en France, reste juridiquement et stratégiquement française malgré l’internationalisation de son capital. Un signal positif qu’il faudra surveiller de près pour éviter les dérives habituelles : effet d’annonce, bureaucratisation européenne ou revente précipitée.
La capture de Nicolas Maduro par les forces spéciales américaines rappelle trois vérités que l’Europe feint d’ignorer : la force prime toujours le droit en géopolitique, invoquer sa souveraineté ne protège de rien sans les moyens de la défendre, et l’immigration comme la drogue sont des guerres menées sans déclaration. Pendant que nos élites européennes se perdent en débats stériles, Trump pose méthodiquement les fondations de la domination américaine pour les cinquante prochaines années : sécurisation du pétrole vénézuélien, contrôle des terres rares ukrainiennes, mainmise sur le canal de Panama, investissements massifs dans l’IA. Le problème n’est pas la démocratie, ce sont les dirigeants que nous élisons : des énarques qui ont lu Proust mais n’ont jamais créé une entreprise, incapables de comprendre que gouverner un pays exige la même logique qu’un businessman applique à son empire. La leçon de Maduro est simple : on ne négocie pas avec le loup, on devient plus fort que lui, ou on disparaît.
Macron et von der Leyen sabotent systématiquement les négociations de paix tout en multipliant les provocations contre l’entourage de Trump : interdiction de territoire pour Thierry Breton, 120 millions d’amende contre X, 19 trains de sanctions. Résultat ? Washington négocie désormais directement avec Moscou un partenariat économique massif (pétrole, terres rares, reconstruction) qui exclut totalement l’Europe du jeu. Le plan Trump-Poutine en 28 points est déjà sur la table, et l’ensemble de l’administration américaine (Vance, Gabbard, Hegseth) partage la même hostilité envers une UE jugée parasite et arrogante.
L’interdiction de séjour infligée par Washington à Thierry Breton et plusieurs commissaires européens constitue une humiliation diplomatique révélatrice. Elle expose la vacuité d’une prétendue souveraineté européenne brandie par des élites qui ont méthodiquement détruit les fondements de notre puissance. Incapables de générer une autonomie stratégique réelle, dépendants militairement des États-Unis, nos dirigeants découvrent brutalement que l’arrogance bureaucratique ne remplace pas la force effective. Cette gifle américaine pourrait être salutaire si elle provoque enfin l’éviction d’une génération de technocrates incompétents.
Air France équipe sa flotte de Starlink pour offrir un Wi-Fi performant à ses passagers, déclenchant une vague d’indignation chez les politiques français qui dénoncent le choix d’une technologie américaine. Pourtant, les chiffres sont sans appel : Starlink dispose de 9 000 satellites en orbite basse contre 630 pour Eutelsat, offrant une latence 14 fois supérieure. Le vrai scandale n’est pas qu’Air France ait fait ce choix rationnel, mais que l’Europe soit incapable de produire une alternative compétitive après des décennies d’étatisme, de bureaucratie et de projets spatiaux qui accumulent les retards. La souveraineté ne se décrète pas : elle se construit par l’excellence, l’innovation et le courage de prendre des risques.
Ce lundi 22 décembre, le centre-bourg de Saint-Marcellin était envahi par des tracteurs, des remorques et des agriculteurs déterminés à se faire entendre. Au cœur de cette mobilisation trône le Centre des Finances Publiques, symbole involontaire d’une France qui prélève sans cesse mais ne défend plus ceux qui nourrissent la nation. Ces hommes et femmes sur leurs tracteurs incarnent la dignité du travail face à une bureaucratie qui les étrangle : normes européennes délirantes, fiscalité asphyxiante, concurrence déloyale tolérée, et mépris des élites hors-sol. Force aux agriculteurs en ces temps troublés.
Depuis quelques semaines, Charles Alloncle révèle méthodiquement la gabegie de l’audiovisuel public français. Son travail parlementaire devrait être banal, il est devenu exceptionnel. Car soyons honnêtes : quand une commission d’enquête a-t-elle produit de vraies conséquences pour la dernière fois ? Benalla toujours libre, Schiappa recasée, Kohler protégé par le parquet… Les commissions d’enquête sont devenues en France l’art d’enterrer les scandales en donnant l’illusion de les déterrer.
Emmanuel Macron qualifie les réseaux sociaux d' »épreuve pour la démocratie ». Cette formulation trahit une conception autoritaire du débat public : ce qui constitue la première véritable agora numérique de l’histoire serait donc une menace. En réalité, les réseaux sociaux ne mettent pas la démocratie à l’épreuve, ils révèlent que nos dirigeants appelaient « démocratie » une oligarchie communicationnelle où seules certaines voix avaient le droit d’être amplifiées. Le choix du mot « épreuve » prépare les esprits à de futures restrictions : protéger, dans le langage macronien, signifie invariablement museler.