L’Europe dont on nous parle dans les discours officiels — ce « projet de paix » aux contours si flous qu’il peut justifier aussi bien une rustine à 700 millions sur les semiconducteurs qu’un transfert de souveraineté militaire à une Commission sans expertise, l’abattage de 207 vaches saines au nom d’un règlement que l’Italie contourne par la vaccination, et l’interdiction de territoire d’un commissaire européen par Washington sans que personne à Bruxelles ne trouve la moindre réplique crédible — cette Europe-là n’a plus grand-chose à voir avec le rêve des pères fondateurs ni avec les intérêts des peuples qui la subissent. Cette catégorie est celle d’un Européen qui aime son continent bien trop pour accepter qu’on le confonde avec ses institutions, qui observe depuis la frontière franco-suisse comment l’intégration se fait tantôt contre le vote des peuples tantôt à côté, et qui refuse de choisir entre l’eurobéatitude des salons et le rejet pavlovien des tribunes — parce que le diagnostic exige davantage de précision que n’en offrent les slogans des deux camps. Vous y trouverez des analyses du déclin industriel européen face à la Chine et aux États-Unis, des chroniques sur la censure déléguée au DSA et la souveraineté monétaire en sursis, des enquêtes sur les négociations géopolitiques dont l’Europe est l’enjeu mais jamais l’acteur, et parfois le constat, documenté et sourcé, que le vrai problème de la construction européenne n’est pas l’idée mais ceux qui l’exécutent — le tout écrit avec la conviction qu’on ne sauve pas un continent en interdisant d’en critiquer les pilotes.
Le gouvernement Lecornu 2 survit de justesse, mais il incarne un modèle économique mal adapté à la réalité française. Depuis trois décennies, l’application des théories aghioniennes a accéléré notre déclin industriel et creusé les inégalités. Entre dérégulation mal calibrée et dépendance aux importations, la France peine à retrouver sa compétitivité. Mon article explore les erreurs stratégiques, compare notre trajectoire à celle de la Chine et propose des pistes pour une reconquête industrielle réaliste.
Pendant que tout le monde débat de l’euro numérique grand public, la BCE déploie silencieusement sa version interbancaire. 64 participants, plus de 50 expérimentations : l’infrastructure technique est déjà en place. Une fois ces rails posés, basculer vers le contrôle des citoyens deviendra une simple formalité. C’est la stratégie du salami appliquée à la monnaie : découper une révolution inacceptable en tranches techniques que personne ne conteste.
Dans un entretien fleuve de plus de quatre heures avec Lex Fridman, Pavel Durov, fondateur de Telegram, livre une conversation philosophique exceptionnelle sur la liberté, la discipline personnelle et la résistance aux pressions gouvernementales. De son arrestation kafkaïenne en France aux tentatives de censure en Roumanie et Moldavie, en passant par sa philosophie de vie stoïcienne et son refus catégorique de tout compromis sur la vie privée des utilisateurs, Durov incarne une cohérence rare entre principes et actions. Cette synthèse approfondie explore les aspects techniques, philosophiques et géopolitiques d’un combat pour préserver la liberté d’expression à l’ère de la surveillance numérique généralisée.
Assez de langue de bois. La France politique n’est plus qu’une épave dérivant vers son naufrage final, et personne n’a le courage de l’admettre. Entre les petites cuisines de partis gangrenées par l’arrivisme, la collaboration honteuse avec le macronisme, et cette Union européenne corrompue et liberticide, notre système politique est en état de décomposition avancée. La démocratie représentative ne représente plus que des intérêts oligarchiques, pendant qu’une caste médiatique verrouille tout débat critique sur l’Europe.
C’est l’annonce tant attendue – ou plutôt tant retardée – de la composition du gouvernement par Sébastien Lecornu, ce 5 octobre 2025, qui motive la présente réflexion sur ce pays qui semble voguer sans capitaine vers des eaux de plus en plus troubles. Huit Premiers ministres en huit ans – un record qui frise le ridicule, battant même l’Italie en instabilité malgré son proverbial turnover gouvernemental. Ce gouvernement, fruit de négociations interminables et de concessions comme l’abandon officiel du 49.3, n’est qu’un pansement sur une plaie béante, où les technocrates recyclent leurs erreurs sans jamais assumer leurs fautes, préférant blâmer la Russie ou Bruxelles.
Swisscom, détenue majoritairement par la Confédération, a franchi la ligne rouge en finançant le comité pro-e-ID et en incitant un cadre à promouvoir publiquement le projet, influençant potentiellement un scrutin décidé à 0,4 % près. Pendant ce temps, Digitalswitzerland orchestre une coalition de banques et d’acteurs publics pour aligner la Suisse sur eIDAS 2.0, sous couvert de “leadership numérique”. Palantir, bien que non directement impliquée, étend son écosystème big data dans la finance et la sécurité, créant une dépendance structurelle à des technologies américaines. La Suisse, ainsi, n’a pas choisi son avenir numérique : on le lui a imposé.
Le 28 septembre 2025, la Suisse adopte de justesse l’identité électronique (e-ID) avec 50,4 % de « oui », marquant un tournant pour sa souveraineté numérique. Présentée comme un outil pratique pour simplifier la vie quotidienne, cette e-ID cache en réalité des risques importants : traçabilité totale, surveillance accrue et menaces pour l’économie helvétique. Alignée sur le cadre européen eIDAS 2.0, elle symbolise une forme de soumission numérique à l’UE, tandis que les débats sur les pressions des lobbies et les recours juridiques montrent que la bataille pour la confidentialité suisse ne fait que commencer.
La BCE présente l’euro numérique comme une monnaie moderne et sécurisée. Mais derrière cette innovation se cache un risque réel : la programmabilité pourrait restreindre vos dépenses et chaque transaction serait traquée. Angélique Furet et d’autres voix alertent sur ce contrôle algorithmique qui menace nos libertés. Découvrez pourquoi cet euro numérique pourrait devenir un outil de surveillance et de dirigisme économique.
L’Union Européenne est souvent présentée comme un rêve de paix et de prospérité, mais derrière cette vitrine en verre se cache une machine centralisée qui grignote la souveraineté des États et ignore la voix des citoyens. De la CECA de 1951 au Traité de Lisbonne en 2007, chaque étape a renforcé la technocratie au détriment de la démocratie. Aujourd’hui, avec l’euro numérique et les sanctions financières, l’UE montre son vrai visage : une prison douce, mais bien réelle, pour les peuples européens.
L’euro numérique, projet pharaonique de la BCE estimé à 20-30 milliards d’euros, réinvente une roue déjà bien ronde : le réseau CB, souverain et économique. Ignorer cette solution éprouvée au profit d’une chimère technocratique risque de coûter cher aux Européens. Pourquoi ne pas moderniser CB pour créer un système de paiement européen efficace et abordable ?