Le salut par le calcul : la promesse de vaincre le vieillissement

Cet article ne cherche pas à savoir si le vieillissement sera vaincu. Il porte sur autre chose : la forme que prend la promesse, et ce que cette forme révèle. Depuis quelques années s’est constitué autour de l’intelligence artificielle un discours qui ne se contente plus d’annoncer des outils, mais annonce une délivrance, et qui emprunte pour le faire la grammaire exacte des eschatologies religieuses. Je voudrais décrire cette construction, résister à la facilité qui consisterait à la disqualifier par sa seule ressemblance avec une religion, et proposer un critère permettant de distinguer ce qui, à l’intérieur, relève de la science et ce qui relève de la croyance.

La promesse, telle qu’elle est réellement formulée

Il faut commencer par citer correctement, parce que la version caricaturale de cette promesse est facile à démolir et que ce n’est pas celle qui circule.

En octobre 2024, Dario Amodei publie Machines of Loving Grace, un texte d’une quarantaine de pages qui décrit ce qu’il appelle un XXIe siècle compressé. La thèse centrale : une intelligence artificielle suffisamment avancée pourrait faire tenir cinquante à cent ans de progrès biologique dans un intervalle de cinq à dix ans. Les maladies infectieuses, les cancers, les maladies génétiques, les troubles mentaux : la liste est explicite, le calendrier aussi. Ray Kurzweil, dans un registre plus ancien et plus assumé, parle depuis longtemps de vitesse d’échappement de la longévité, ce moment où l’espérance de vie gagnerait plus d’un an par année écoulée, rendant la mort par vieillissement techniquement facultative.

Et derrière les textes, il y a l’argent, ce qui change la nature de l’objet. Calico, filiale d’Alphabet créée en 2013 avec pour mandat explicite de s’attaquer au vieillissement. Altos Labs, annoncée fin 2021 et lancée avec environ trois milliards de dollars, embarquant au passage une bonne partie des laboratoires qui comptent dans le domaine de la reprogrammation cellulaire. Retro Biosciences, dont Sam Altman a financé seul l’amorçage. Ce ne sont pas des officines de compléments alimentaires. Ce sont des institutions richement dotées, dirigées par des chercheurs sérieux, avec des programmes de recherche évalués par les pairs.

Il y a enfin le registre d’exhortation, qui est le détail le plus intéressant du corpus, et le plus révélateur. Kurzweil en a fait un titre de livre : Fantastic Voyage: Live Long Enough to Live Forever, cosigné avec Terry Grossman en 2004. Le programme y est explicite et s’organise autour de trois ponts successifs : tenir sur le premier, l’hygiène de vie disponible aujourd’hui, assez longtemps pour atteindre le deuxième, les biotechnologies, lui-même conçu pour vous porter jusqu’au troisième. Aubrey de Grey a donné la formule la plus citée du genre en avançant que le premier humain à vivre mille ans était peut-être déjà né. Quand on demande à ces gens ce qu’il faut dire à quelqu’un qui souffre aujourd’hui d’une maladie incurable, la réponse qui revient est une variante de : tenez bon. Tenez encore quelques années. Ce qui vous tue sera soluble de votre vivant si vous durez assez longtemps pour voir arriver ce qui vient. Ce n’est pas une prédiction. C’est une consolation adressée à un mourant, et une consolation adressée à un mourant a une histoire, une forme, une fonction. Elle relève d’un genre littéraire qui a plusieurs milliers d’années.

Ce qui distingue cette promesse des millénarismes qui l’ont précédée mérite d’être posé d’emblée, sans quoi le reste de l’article n’aurait aucun intérêt : elle est formulée par des gens qui livrent effectivement des systèmes qui fonctionnent. Amodei ne vend pas du vent, il vend des modèles que des millions de personnes utilisent quotidiennement et dont les capacités progressent à une vitesse que personne n’avait anticipée, y compris parmi les sceptiques. J’ai déjà écrit ici que la question n’était pas de savoir s’il fallait se réjouir ou se lamenter de cette accélération, mais de comprendre ce qu’elle déplace. C’est précisément cette crédibilité opérationnelle qui interdit de traiter le sujet par la moquerie, et qui rend l’examen nécessaire.

Du soin au dépassement

L’escalade se produit à un moment précis du raisonnement, et il vaut la peine de le repérer.

Guérir les maladies est un objectif médical classique, continu avec deux siècles de pratique. Traiter le vieillissement lui-même comme une pathologie est autre chose : c’est requalifier en dysfonctionnement ce que toute l’histoire humaine avait rangé du côté de la condition. Le vieillissement devient un processus décodable, avec des mécanismes identifiables, donc des points d’intervention, donc, par la logique propre à l’ingénierie, un problème résoluble.

Cette requalification n’est pas gratuite, et c’est là que l’état réel de la science doit être exposé, non par goût du détail mais parce qu’il fournit l’argument.

Les leviers existent. Les sénolytiques, ces molécules qui éliminent sélectivement les cellules sénescentes, sont passés du modèle murin aux essais cliniques de phase précoce chez l’humain, puis à un essai randomisé contre placebo dans la fibrose pulmonaire idiopathique. La reprogrammation partielle par facteurs Yamanaka, qui consiste à rajeunir l’état épigénétique d’une cellule sans lui faire perdre son identité, a produit chez la souris des résultats qui n’auraient pas été crus il y a quinze ans, jusqu’à la restauration de la vision après lésion du nerf optique. Les horloges épigénétiques, depuis les travaux de Steve Horvath en 2013, permettent de mesurer un âge biologique distinct de l’âge chronologique, ce qui donne au domaine quelque chose dont il manquait cruellement : une métrique. Et la cartographie des mécanismes du vieillissement s’est considérablement affinée en dix ans.

Tout cela est vrai, sérieux, et publié. Il faut même aller plus loin, parce que la critique du techno-optimisme sous-estime systématiquement ce point : ces résultats intermédiaires sont plus solides que ce que la plupart des sceptiques admettent. La reprogrammation partielle n’est pas une curiosité de laboratoire, c’est un mécanisme reproduit par des équipes indépendantes. Les horloges épigénétiques ne sont pas un gadget de communication, elles ont transformé un domaine qui n’avait jusque-là aucun moyen de mesurer ce dont il parlait. Qui écarte l’ensemble d’un revers de main n’a pas lu la littérature, et se disqualifie aussi sûrement que celui qui promet l’immortalité pour 2035.

Et pourtant l’écart reste entier. Avoir des prises mécanistiques sur un processus n’est pas savoir l’inverser. Aucune démonstration d’inversion du vieillissement chez l’humain n’existe à ce jour. Aucune molécule n’a fait la preuve qu’elle allongeait la durée de vie humaine maximale. Le passage de la souris à l’homme est, dans l’histoire de la biologie, le cimetière où sont enterrées la majorité des promesses des trente dernières années.

Le point n’est pas que la promesse soit fausse. Je n’en sais rien, et personne n’en sait rien. Le point est que la certitude excède manifestement l’évidence disponible, et que cet excès, cet espace entre ce qui est démontré et ce qui est affirmé, est exactement le volume qu’occupe la foi.

La contre-position, passée au même scanner

À cette construction, on peut opposer une phrase de six mots : Dieu existe, cela n’arrivera pas.

C’est une position, et elle est cohérente. Le vieillissement et la mort n’y sont pas des défauts de conception mais des éléments constitutifs d’un ordre. La finitude n’est pas un bug hérité de l’évolution, c’est la structure même de l’existence créée, celle qui rend possibles la transmission, la succession des générations, le sérieux d’une vie qui ne se rejoue pas. La limite est une donnée, pas un problème d’ingénierie mal posé. C’est la même intuition qui me fait écrire, sur un tout autre sujet, qu’on ne commande pas un enfant : il existe des domaines où la faisabilité technique ne suffit pas à fonder la légitimité. Dans cette perspective, l’entreprise techno-optimiste n’est pas seulement vouée à l’échec, elle est catégoriellement mal orientée : elle traite comme une panne ce qui est une condition.

Je dois d’ailleurs signaler une tension avec ce que j’ai défendu ailleurs. J’ai soutenu que l’idée d’un monde fini était une illusion et que la croissance restait notre seule issue, ce qui est une position résolument anti-limitative. La contradiction n’est qu’apparente : les ressources et l’ingéniosité humaine n’ont pas de plafond connu, la condition humaine en a un, et confondre les deux est précisément l’erreur que j’examine ici.

Mais si j’arrête l’analyse ici, je fais exactement ce que je m’apprête à reprocher aux autres. Un camp serait diagnostiqué, l’autre simplement énoncé. Alors passons la contre-position au même scanner.

Elle a, elle aussi, ses structures. Une révélation, qui n’est pas dérivée de l’expérience. Une autorité, qui n’est pas soumise à la révision. Une communauté, qui distingue ceux qui savent de ceux qui n’ont pas encore compris. Et surtout, une indisponibilité de la preuve qui est symétrique de celle d’en face.

Cette symétrie se formule simplement. La position théologique prédit un échec qu’aucun résultat intermédiaire ne pourra infirmer : si les sénolytiques ajoutent quinze ans d’espérance de vie en bonne santé, elle dira que la mort reste, donc que rien n’est changé. La position techno-optimiste prédit un succès qu’aucun échec ne pourra entamer : si un essai clinique majeur échoue, elle dira que l’horizon se décale de trois ans.

Deux systèmes de conviction qui ont en commun d’être imperméables à ce qui arrive.

Une objection s’impose ici, et mieux vaut la traiter que la laisser au lecteur. La symétrie n’est pas complète, et l’asymétrie joue franchement contre le camp théologique. Les laboratoires financent des expériences qui peuvent échouer, et qui échouent. Ils publient, imparfaitement mais réellement, des résultats négatifs. Ils abandonnent des pistes, réorientent des programmes de plusieurs centaines de millions, changent d’hypothèse. Le camp théologique n’a par construction aucun équivalent : rien dans son dispositif ne peut mal tourner, puisque rien n’y est mis à l’épreuve. Sur ce terrain, la comparaison est écrasante et il serait malhonnête de la masquer.

Mais elle ne porte pas sur le même objet. L’entreprise de recherche est falsifiable ; le discours de certitude qui l’enveloppe ne l’est pas, et c’est de celui-là que je parle. Un laboratoire qui teste une molécule fait de la science. Un dirigeant qui affirme que le vieillissement sera résolu dans la décennie, quel que soit le résultat de cette molécule, fait autre chose. La symétrie n’est pas entre la théologie et la biologie, ce qui serait absurde. Elle est entre deux manières de savoir d’avance.

C’est cela qui vaut d’être regardé, bien plus que la question de savoir lequel des deux camps tombera juste.

Le diagnostic, et son point faible

Le diagnostic s’impose de lui-même dès qu’on écoute le discours techno-optimiste radical avec une oreille un peu formée.

Il y a une promesse de rédemption : la fin de la souffrance, de la maladie, et à terme du vieillissement, c’est-à-dire la levée exacte de la malédiction dont toutes les théologies s’occupent. Il y a une figure salvatrice, qui n’est pas un homme mais une intelligence, extérieure à nous, plus puissante que nous, dont l’avènement est attendu et daté. Il y a une téléologie, une direction de l’histoire vers la singularité ou l’abondance, qui donne un sens au temps présent et transforme chaque mois qui passe en approche. Et il y a un partage entre ceux qui ont vu et ceux qui n’ont pas encore vu, avec le vocabulaire de la conversion, du réveil, de la prise de conscience.

On reconnaîtra au passage la structure que Huxley décrivait mieux qu’Orwell : une servitude désirée plutôt qu’imposée, une promesse de bonheur technique à laquelle on adhère par soulagement. Et l’on retrouve la même clôture idéologique qu’Arendt avait repérée dans les grands systèmes du XXe siècle : une logique qui se referme sur elle-même et absorbe toute objection comme une confirmation supplémentaire.

Le mot est là, disponible, et beaucoup s’arrêtent là. Ils ont tort, et il faut le dire dans le corps de l’article plutôt que d’attendre les commentaires.

Parce que la ressemblance structurelle n’est pas un argument. On a dit exactement cela du marxisme, avec sa chute, son prolétariat rédempteur et sa fin de l’histoire. On l’a dit du progressisme des Lumières. Et le fait est que les Lumières promettaient elles aussi la fin d’une part massive de la souffrance humaine, sur un ton parfaitement messianique, et que l’espérance de vie a effectivement doublé. On oublie d’ailleurs trop facilement que les abbayes médiévales furent des moteurs de progrès et non des foyers d’obscurantisme : la religion et l’avancée technique ne sont pas des adversaires naturels, et l’histoire est pleine de contre-exemples pour qui voudrait en faire une règle. Une croyance peut avoir la forme d’une religion et se révéler exacte. Dire que c’est une religion et considérer l’affaire close, c’est un sophisme génétique : juger une thèse sur l’origine psychologique de la conviction qui la porte plutôt que sur ce qui l’établit.

Il faut donc déplacer le critère, et c’est ce déplacement qui sauve le diagnostic.

Ce qui est religieux dans ce discours, ce n’est pas le contenu de la promesse. C’est le rapport à la preuve. Une thèse scientifique énonce ce qui la réfuterait : voici l’expérience qui, si elle donnait tel résultat, m’obligerait à abandonner ma position. C’est le critère de démarcation de Popper, et il reste le plus utile dont nous disposions. Posez la question à un techno-optimiste radical, et observez la réponse. Quel résultat, quel échec, quelle décennie stérile vous ferait renoncer ? La question reste généralement sans réponse, ou reçoit une réponse qui se dissout à l’usage. Tout échec se convertit en délai. Tout retard devient un problème de calendrier, jamais de thèse.

Ce critère permet de traiter l’objection la plus sérieuse, et elle vient d’Amodei lui-même. Son essai s’ouvre sur une mise en garde explicite contre la grandiloquence : il y dit se méfier de ceux qui parlent du monde post-AGI comme un prophète menant son peuple au salut, et juge dangereux de formuler des objectifs technologiques en termes religieux. La dénégation paraît sincère, et elle est à son honneur. Elle ne change rien. Ce n’est pas l’auteur qui décide si son discours est messianique, c’est son rapport à la preuve. Et le même texte, quelques pages plus loin, avance qu’une fois l’espérance de vie portée à cent cinquante ans, la plupart des vivants d’aujourd’hui pourraient vivre aussi longtemps qu’ils le souhaitent. C’est une adresse aux vivants actuels, c’est-à-dire une exhortation, sous un vocabulaire qui refuse d’en être une.

Voilà le critère à tenir. Pas la ressemblance de forme, qui ne prouve rien. L’infalsifiabilité, qui prouve quelque chose.

Pourquoi maintenant

Reste la question que le diagnostic seul n’épuise pas : pourquoi cette foi, sous cette forme, à ce moment.

Trois éléments me paraissent suffire.

La sécularisation, d’abord, dont on a tiré la conclusion erronée. Le recul de l’offre religieuse n’a jamais fait disparaître la demande d’eschatologie. Le besoin de savoir où va l’histoire, de croire que la souffrance n’est pas définitive, d’espérer que les morts ne sont pas simplement perdus, ce besoin est resté intact quand les institutions qui le prenaient en charge se sont vidées. Il s’est reporté. Il fallait bien qu’il se reporte quelque part.

Stephen Cave a montré que ces récits sont vieux comme l’espèce et se ramènent à quatre schémas qui se répètent d’une civilisation à l’autre. Ce n’est donc pas le récit qui est nouveau. C’est son budget.

La concentration du capital, ensuite, qui est le facteur qu’on mentionne le moins et qui explique le plus. Ceux qui financent la promesse sont exactement ceux qui en bénéficieraient les premiers, et ils sont assez riches pour se la payer à titre personnel. L’âge des fondateurs n’est pas un détail biographique : une génération d’hommes qui ont réussi jeune et spectaculairement arrive au moment de la vie où la finitude cesse d’être une abstraction. Ils disposent, ce qui est historiquement inédit, des moyens d’y affecter des milliards. La demande d’eschatologie a rencontré une offre solvable. Et l’on retrouve les mêmes acteurs partout, y compris quand il s’agit de nous vendre le revenu universel comme une émancipation : la Silicon Valley ne se contente pas de produire des outils, elle produit le récit qui les accompagne, et prétendre que la technique serait neutre est la première pièce de ce récit.

Un vrai saut de capacité, enfin, et c’est ce qui interdit de ranger l’affaire au rayon du délire. Il s’est passé quelque chose ces cinq dernières années dont l’ampleur a surpris jusqu’aux acteurs du domaine, au point que les constructeurs eux-mêmes ne savent pas entièrement expliquer ce qu’ils ont construit. Le millénarisme ordinaire s’appuie sur un texte. Celui-ci s’appuie sur une courbe, et la courbe est réelle. C’est ce qui rend le phénomène infiniment plus intéressant que ses prédécesseurs, et infiniment plus difficile à évaluer.

Ce qui se joue

Je ne tranche pas. Je ne sais pas si le vieillissement sera vaincu, et je constate que ni ceux qui l’affirment ni ceux qui le nient ne le savent davantage : les deux camps décrivent un futur que rien de ce qui existe aujourd’hui ne permet d’établir.

Ce que je constate en revanche, et qui est vérifiable, c’est qu’une des grandes formes de foi de notre époque est en train de se constituer sous nos yeux, avec tout ce que cela suppose. Ses textes fondateurs, publiés et datés. Ses institutions, capitalisées. Son clergé, diplômé. Ses fidèles. Et son exhortation adressée aux mourants, qui est le signe le plus sûr qu’on a affaire à autre chose qu’à un programme de recherche.

Et puisqu’il faut bien finir par la seule chose sur laquelle j’ai une position ferme : qui écrit l’eschatologie écrit l’agenda. Une civilisation qui décide ce qu’elle attend décide par là même ce qu’elle finance, ce qu’elle régule, ce qu’elle enseigne et ce qu’elle néglige. C’est le même mécanisme que j’ai décrit à propos de Musk achetant moins du code que le droit de dire ce qui est vrai. Or cette eschatologie s’écrit intégralement en Californie, en anglais, avec de l’argent américain, dans un cercle de quelques centaines de personnes qui se connaissent toutes. Pendant ce temps, la France préfère réguler son déclin plutôt que construire son futur, et la seule réponse sérieuse à notre portée reste l’infrastructure ouverte et locale, qui a au moins le mérite de ne pas déléguer à d’autres le soin de définir notre horizon.

Ce nous n’est pas un camp géographique, et il faut le préciser pour éviter le contresens. Il inclut l’immense majorité des Américains. Il désigne tous ceux dont la finitude est en jeu et dont l’avis n’est pas sollicité, ce qui fait à peu près huit milliards de personnes, moins le cercle.

Nous n’y avons aucune voix. Pas même celle du doute.


Écrivez quelques éclats d'âme...

Dans l'ombre vacillante d'une chandelle, où les murmures du vent se mêlent aux secrets d'un vieux parchemin, je vous invite à tisser une toile de mots. Écrivez quelques éclats d'âme – rêve, étoile, abîme, étreinte, brume – et laissez-les danser sur la page, comme des lucioles dans une nuit d'encre. Que diriez-vous de les entrelacer dans une phrase, un souffle, une histoire ?

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire