Technologie

SCAF : quand Dassault défend la France mieux que l’Élysée

Le SCAF est en état de mort clinique : huit ans de négociations, 100 milliards d’euros en jeu, un démonstrateur repoussé à 2029 et trois nations incapables de s’accorder. Pendant que l’Allemagne exige un transfert de technologie sur les commandes de vol françaises, elle achète 50 F-35 américains dont elle ne contrôlera jamais ni le code source, ni la maintenance. Dassault a raison de bloquer ; comme il a eu raison de claquer la porte de l’Eurofighter pour construire le Rafale. La France a les moyens, le tissu industriel et les compétences pour bâtir seule son chasseur de sixième génération : ce qui manque, c’est le courage politique de l’assumer.

De startup à tuyau européen : le virage risqué (mais malin) de Mistral

Mistral AI investit 1,2 milliard d’euros dans un datacenter en Suède, marquant un virage stratégique de la startup française vers l’infrastructure. Un pari cohérent si l’IA se commoditise, mais qui expose l’entreprise à des risques majeurs : dépendance à NVIDIA, course au capex face aux hyperscalers américains et timing incertain dans un secteur qui évolue à la vitesse du logiciel. Seul candidat européen encore debout sur le ring de l’IA, Mistral joue désormais sa crédibilité sur l’exécution.

WP4Odoo : quand WordPress et Odoo cessent de se tourner le dos

J’ai passé plusieurs semaines à construire le pont que je cherchais depuis des années entre WordPress et Odoo. WP4Odoo est un plugin modulaire et open source qui synchronise vos données entre les deux dans les deux sens (e-commerce, CRM, facturation, adhésions, booking, LMS) sans jamais ralentir votre site. 33 modules, une file d’attente asynchrone, et zéro ressaisie manuelle. Le code est sur GitHub, gratuit, et il parle trois langues.

NanoIC : quand l’Europe applaudit une rustine à 700 millions

L’UE inaugure NanoIC, une ligne pilote à 700 millions d’euros chez imec à Louvain, dans le cadre du Chips Act européen. Même portée à 2,5 milliards avec les cofinancements, l’enveloppe reste dérisoire face aux 165 milliards de dollars investis par TSMC rien qu’en Arizona. Pendant ce temps, la France (qui possède avec le CEA-Leti et l’écosystème grenoblois l’un des meilleurs atouts européens en semiconducteurs) regarde Bruxelles financer du prototypage en Belgique. Entre saupoudrage communautaire et absence de stratégie industrielle souveraine, l’Europe confond vitrine et usine.

Anthropic n’a pas sorti un modèle, il a publié un avis de liquidation

Le 5 février 2026, Anthropic n’a pas simplement lancé un modèle plus intelligent ; il a déclenché un repricing structurel de toute l’industrie du logiciel d’entreprise. En trois semaines, Claude Cowork et Opus 4.6 ont évaporé 285 milliards de dollars de capitalisation SaaS. Derrière le signal boursier, c’est une transformation plus profonde qui s’amorce : gel des embauches juniors, opacité organisationnelle, dépendance cognitive envers des acteurs californiens. Le verdict est rendu, même si l’exécution prendra des années.

Quand nous ne coderons plus, que restera-t-il de l’open source ?

Le vibe coding (décrire vaguement son besoin à une IA qui génère le code) change notre rapport à la programmation. Pratique, rapide, efficace. Mais quand personne ne lit plus le code qu’il déploie, quand les forums se vident et que les mainteneurs croulent sous le bruit, l’open source mute en infrastructure fossile : exploitée, mais plus vraiment vivante.

La démocratie consentante : comment la France a sous-traité la censure à Bruxelles

Le Congrès américain a publié un rapport de 160 pages, appuyé sur des documents internes obtenus par assignation auprès de Meta, Google, TikTok et X, révélant comment la Commission européenne a bâti en dix ans un appareil de contrôle du discours en ligne. La France y a joué un rôle actif, poussant à Bruxelles ce que le Conseil constitutionnel avait refusé avec la loi Avia. Des codes de conduite secrets aux Trusted Flaggers, le DSA a légalisé un système de censure déléguée sans contrôle démocratique. Cinq propositions concrètes pour replacer la liberté d’expression sous la protection du juge et du Parlement.

Ma stack IA sans filtre : ce qui marche en 2026

En 2026, l’IA parfaite n’existe toujours pas. Ce qui fonctionne, c’est une combinaison intelligente d’outils spécialisés. Claude Code domine pour le développement, Nano Banana Pro excelle en génération d’images, tandis que le duo Perplexity/Gemini s’impose pour la recherche et la rédaction. Attention toutefois : Gemini 3 reste champion des hallucinations. Au final, la vraie compétence n’est plus de maîtriser un outil, mais de savoir orchestrer les bons modèles et de pivoter quand le terrain change, comme Tesla vient de le faire en abandonnant ses Model S et X pour miser sur la robotique.

Bitcoin ou rien : tout le reste n’est qu’une arnaque sophistiquée

Dans le vacarme des acronymes et du storytelling Web3, il ne reste qu’une seule chose vraie : Bitcoin. Tandis qu’Ethereum s’enfonce dans une bureaucratie algorithmique pour spéculateurs, le reste du « zoo crypto » n’est qu’un cimetière de promesses en plastique. Bitcoin, avec sa rareté mathématique gravée dans le code, est la seule monnaie qui ne ment pas.