Politique La droite alternative filme ses humiliations sur le terrain et les diffuse en boucle pour susciter l’indignation. Résultat : des images de faiblesse qui contredisent le discours d’autorité, découragent les sympathisants et offrent aux censeurs du DSA la justification idéale pour modérer ces voix. Le courage individuel n’est pas en cause, c’est l’absence totale d’organisation et de stratégie de communication qui transforme le reportage de terrain en auto-sabotage.
Surveillance et libertés Le Congrès américain a publié un rapport de 160 pages, appuyé sur des documents internes obtenus par assignation auprès de Meta, Google, TikTok et X, révélant comment la Commission européenne a bâti en dix ans un appareil de contrôle du discours en ligne. La France y a joué un rôle actif, poussant à Bruxelles ce que le Conseil constitutionnel avait refusé avec la loi Avia. Des codes de conduite secrets aux Trusted Flaggers, le DSA a légalisé un système de censure déléguée sans contrôle démocratique. Cinq propositions concrètes pour replacer la liberté d’expression sous la protection du juge et du Parlement.
Fiscalité En France, en 2026, les enlèvements et home-jackings crypto se multiplient tandis que DAC8 force les plateformes à transmettre automatiquement chaque transaction au fisc. Dans un pays où les fuites de données sont devenues banales et où même une fonctionnaire des impôts a vendu des informations sur des investisseurs crypto à des réseaux criminels, on oblige les détenteurs à confier leur historique complet à des structures poreuses. Le message est clair : votre insécurité physique et numérique est l’outil parfait pour vous ramener dans l’enclos bancaire, tracé, taxé et saisissable.
Souveraineté numérique Anna Zeiter dévoile W Social à Davos 2026 : un réseau européen « souverain » financé par We Don’t Have Time, la plateforme d’activisme climatique d’Ingmar Rentzhog qui a propulsé Greta Thunberg. Vérification d’identité obligatoire (photo + documents officiels), hébergement 100% européen, modération humaine anti-désinformation : l’Europe veut enfin s’affranchir de X et des GAFAM. Mais avec un lien direct à l’activisme climatique, une base de données d’identités chez un privé, et l’ADN des flops Quaero et Gaia-X, W Social ressemble davantage à un honey pot pour l’élite de Davos qu’à une vraie alternative décentralisée. Scanner votre passeport pour tweeter : bienvenue dans la souveraineté version 2026.
Démocratie Emmanuel Macron qualifie les réseaux sociaux d' »épreuve pour la démocratie ». Cette formulation trahit une conception autoritaire du débat public : ce qui constitue la première véritable agora numérique de l’histoire serait donc une menace. En réalité, les réseaux sociaux ne mettent pas la démocratie à l’épreuve, ils révèlent que nos dirigeants appelaient « démocratie » une oligarchie communicationnelle où seules certaines voix avaient le droit d’être amplifiées. Le choix du mot « épreuve » prépare les esprits à de futures restrictions : protéger, dans le langage macronien, signifie invariablement museler.
Société Depuis des années, un rituel pathétique se joue sur les plateaux télé : le journaliste-procureur face au politique-accusé, dans une mascarade du « Condamnez-vous ? » répétée à l’infini. Mais qui sont ces gens pour s’arroger cette légitimité morale ? Cette question ritualisée, dont la réponse est connue d’avance, ne sert qu’à éviter les vrais débats de fond. Pire encore : cette arme rhétorique fonctionne à géométrie variable, utilisée avec acharnement dans un seul sens idéologique, tandis que le public, drogué à l’indignation, réclame sa dose quotidienne de mise à mort symbolique.
Géopolitique Quand le général Fabien Mandon, nouveau chef d’état-major des armées, demande aux maires de France d’avoir la « force d’âme » d’accepter de « perdre nos enfants », il pose un diagnostic d’une lucidité glaciale sur le basculement du monde. Le parapluie américain se referme, Washington pivotant vers l’Asie face à la menace d’une invasion de Taïwan dès 2027, et la Russie, passée en économie de guerre, produit désormais trois fois plus de munitions que toute l’OTAN. Le drame n’est donc pas que Mandon se trompe : il a raison sur le danger, mais il sert un pouvoir qui a méthodiquement organisé notre impuissance. Comment exiger du peuple le sacrifice ultime quand les mêmes élites ont promis la paix éternelle, désindustrialisé le pays et dilapidé nos moyens de défense ? La sonnette d’alarme est indispensable, mais elle ne produira ses effets que portée par un leadership politique renouvelé, et non par le président le plus rejeté de l’histoire contemporaine.
Intelligence artificielle Pendant vingt ans, vous avez donné gratuitement vos données aux géants du numérique. Aujourd’hui, vous payez 30€ par mois ChatGPT en pensant acheter de la confidentialité. Des chercheurs viennent de découvrir sept vulnérabilités critiques permettant de voler vos conversations sans que vous le sachiez. Le problème ? Ce n’est pas propre à OpenAI : tous les grands modèles de langage partagent ces failles structurelles.
Surveillance et libertés Fin octobre 2025, Emmanuel Macron a lancé sa nouvelle croisade contre les réseaux sociaux, ces mêmes plateformes qui l’ont pourtant porté au pouvoir en 2017. Sous couvert de protéger la démocratie et la jeunesse, le président s’attaque en réalité au dernier espace où les Français peuvent librement exprimer leur rejet de sa politique catastrophique. Cette offensive masque mal une vérité dérangeante : les réseaux sociaux sont devenus le miroir impitoyable de son impopularité, et plutôt que d’écouter la colère du peuple, Macron préfère faire taire ceux qui osent le critiquer. Vouloir censurer internet pour étouffer la contestation, c’est la stratégie classique d’un pouvoir aux abois qui sent le crépuscule approcher.
Intelligence artificielle Wikipedia, symbole du savoir collaboratif, voit son trafic chuter à mesure que les IA s’emparent de son contenu. Pendant que les bénévoles s’épuisent, Grokipedia naît, propulsée par l’IA de Musk, offrant des réponses rapides et contextualisées. L’ironie est frappante : l’encyclopédie libre cède la place à une version commerciale et centralisée, illustrant la loi du plus fort dans l’ère numérique. Le savoir n’est plus un bien commun, mais une ressource exploitée et monétisée par les titans de la tech.