La justice française a ceci de particulier qu’elle parvient simultanément à enfermer un ancien président et à laisser un condamné pour corruption de mineurs présenter le journal télévisé, à poursuivre un citoyen pour un excès de vitesse et à perdre les pièces justificatives d’une main courante déposée en bonne et due forme, à sanctionner la richesse immobile de celui qui possède sa maison et à regarder ailleurs quand les cartels bâtissent un contre-État dans les quartiers que la République a désertés — le tout en se déclarant garante de l’égalité devant la loi avec un aplomb que seule une institution aussi ancienne peut encore se permettre. Cette catégorie est celle d’un justiciable qui a renoncé à confondre le droit et la justice, qui observe les tribunaux comme on observe un mécanisme dont on a compris qu’il ne servait plus ceux pour lesquels il avait été conçu, et qui considère que documenter les dysfonctionnements — l’impunité sélective, la GPA comme commerce du vivant, le droit d’auteur blanchi par les algorithmes, l’euthanasie vendue comme compassion, les écrivains qu’on abandonne en prison — est déjà un acte de défense quand personne ne veut plaider. Vous y trouverez des analyses d’affaires où la loi protège le fort contre le faible, des enquêtes sur les institutions judiciaires et réglementaires qui fonctionnent à géométrie variable, des billets sur le racket fiscal habillé en justice sociale, et parfois la colère sourde de celui qui se souvient qu’à l’entrée de chaque palais de justice il est écrit « Liberté, Égalité, Fraternité » et qui se demande lequel de ces trois mots ment le plus fort — le tout écrit avec la conviction qu’une justice qu’on n’ose plus critiquer n’est déjà plus une justice mais un pouvoir.
L’affaire Epstein dépasse le fait divers criminel. Derrière le prédateur, un organe de gouvernance informel : diplomatie de l’ombre, chantage comme assurance mutuelle, finance opaque et justice complice. De Tucker Carlson à Xavier Poussard, les grilles de lecture convergent, ce scandale est une clé systémique pour comprendre le pouvoir mondial depuis 1945. Et si Epstein compromettait par la chair, les GAFAM le font désormais par le code.
Pascal Praud et Sonia Mabrouk ont pris leurs distances avec le maintien de Jean-Marc Morandini sur CNews, malgré sa condamnation définitive pour corruption de mineurs. Laurence Ferrari leur a emboîté le pas ce 25 janvier, affirmant sa solidarité avec les victimes tout en assurant sa loyauté à la direction. Mais ces prises de position individuelles ne masquent pas l’incohérence fondamentale : comment une chaîne qui dénonce quotidiennement le déclin moral de la gauche peut-elle conserver à l’antenne un homme condamné par la justice ? Vincent Bolloré doit trancher pour restaurer la crédibilité d’une alternative médiatique aujourd’hui minée par ses propres contradictions.
J’ai déposé une main courante à la gendarmerie après avoir rédigé un document structuré, précis, avec pièces justificatives. Résultat : 6 lignes truffées de fautes d’orthographe (confusions a/à, mon nom mal orthographié), omissions scandaleuses (harcèlement minimisé, impact sanitaire disparu), et pièces justificatives volatilisées. Ce témoignage édifiant illustre l’état de délabrement du service public français : incompétence, impunité administrative, et mépris du citoyen qui fait l’effort de documenter sa situation.
La Cinquième République, cette construction politique qui a survécu à tant de crises, vacille aujourd’hui face aux cartels de drogue. Ces organisations criminelles ne cherchent pas à renverser le pouvoir : elles créent un contre-État plus efficace que nos institutions, comblant le vide laissé par une République absente. L’ironie est cruelle : c’est l’État lui-même qui a généré ce monstre en criminalisant des substances, créant ainsi un marché noir colossal. Quelques mots sur un système qui s’effondre de l’intérieur, piégé par ses propres interdictions et vidé de toute substance identitaire.
Alors que le verrou stratégique de Pokrovsk cède sous la pression russe, le scandale Energoatom révèle que des millions destinés aux fortifications ont été détournés par l’entourage présidentiel en pleine guerre. Ce contraste obscène entre une corruption endémique et les promesses illusoires de Rafale pour 2035 expose les failles mortelles d’un système à bout de souffle. Face à l’effondrement militaire et aux injonctions glaçantes de « sacrifier nos enfants », cet article brise le tabou : l’heure n’est plus au déni, mais à la négociation d’urgence pour éviter le chaos.
Le 1er novembre 2025, l’Assemblée nationale a voté l’intégration de Bitcoin et des cryptoactifs dans l’IFI, rebaptisé « Impôt sur la Fortune Improductive ». Taxés à 1% au-delà de 1,3M€, ces actifs devront être déclarés intégralement, contraignant potentiellement les détenteurs à des ventes forcées annuelles. Cette décision révèle un message politique sans équivoque : pour l’État français, s’arrimer à Bitcoin plutôt qu’à l’euro relève désormais de la « richesse improductive ».
Les grands modèles de langage (LLM) sont des machines à blanchir le droit d’auteur, transformant des œuvres protégées en textes « propres » sans rémunérer les créateurs. Malgré leur efficacité, ils pillent la créativité et polluent la planète, comme en témoigne l’entraînement de GPT-3 (552 tonnes de CO2). Les utilisateurs, même technophiles, refusent de financer ce système éthiquement douteux.
Nicolas Sarkozy entre en prison le 21 octobre 2025, première historique pour un ancien président. Mais pendant que les médias saturent sur cette incarcération et occultent le procès de Lola, le véritable scandale reste impuni : le contournement du référendum de 2005 par le Traité de Lisbonne. Retour sur une trahison démocratique qui a ouvert la voie au macronisme et au mépris institutionnel du peuple français.
Ce jeudi 9 octobre 2025, Robert Badinter entre au Panthéon dans un consensus quasi unanime. Pourtant, derrière l’icône de l’abolition de la peine de mort se cache un héritage judiciaire bien plus complexe et controversé. Entre l’échec traumatisant de l’affaire Roger Bontems en 1972, la promotion des peines alternatives et la transformation du Conseil constitutionnel, l’ancien garde des Sceaux a façonné une justice qui, selon ses critiques, a progressivement désarmé la société face à la criminalité. Quarante ans après ses réformes, les chiffres de la récidive et le sentiment d’impunité interrogent : faut-il célébrer sans réserve celui dont les choix politiques continuent de diviser la France ?
Swisscom, détenue majoritairement par la Confédération, a franchi la ligne rouge en finançant le comité pro-e-ID et en incitant un cadre à promouvoir publiquement le projet, influençant potentiellement un scrutin décidé à 0,4 % près. Pendant ce temps, Digitalswitzerland orchestre une coalition de banques et d’acteurs publics pour aligner la Suisse sur eIDAS 2.0, sous couvert de “leadership numérique”. Palantir, bien que non directement impliquée, étend son écosystème big data dans la finance et la sécurité, créant une dépendance structurelle à des technologies américaines. La Suisse, ainsi, n’a pas choisi son avenir numérique : on le lui a imposé.