Les Boisset

Très ancienne famille de Saint-Marcellin, les Boisset possédaient déjà au début du XIVe siècle des propriétés considérables dans le pays et avaient fondé une chapelle à Saint-Vérand. Ils auraient compté quatorze générations d’avocats. Leurs armes : « d’azur au chevron d’or, accompagné en chef de deux étoiles de même et en pointe d’un croissant d’argent ; au chef de gueules soutenu d’or, chargé d’une étoile d’or accostée de deux quintefeuilles d’argent ».

Gaspard Boisset, natif de Saint-Marcellin, avocat au parlement de Grenoble au milieu du XVIIe siècle, publie à Valence en 1663 un Tableau de la jurisprudence, « ouvrage non moins utile que délectable », dédié à Jésus-Christ, dont seul le premier des livres prévus parut, et l’année suivante une histoire sacrée en vers élégiaques latins : deux ouvrages devenus fort rares, conservés à la bibliothèque de Grenoble. François Boisset, ancien commissaire aux revues, vend le 2 septembre 1723 à l’hôpital sa maison dite « du Colombier », au faubourg de Beauvoir, qui devient l’hospice du boulevard Gambetta. En 1746, la famille possède aussi l’actuel n° 51 de la Grande Rue.

Les lieutenants d’épée

Estienne Boisset, né le 6 avril 1704, reçu avocat au bailliage en 1729, siège en 1731 à l’assemblée des trois ordres réunie pour défendre les justices de la ville. La même année, sa sœur Jeanne épouse François Robin du Truchey, capitaine-châtelain de Saint-Marcellin et lieutenant général de police. Lieutenant particulier au bailliage et lieutenant général d’épée de 1733 à 1767, marié à Anne-Catherine de La Boisse de Vaugrand, Estienne reçoit en 1768 des lettres de vétérance de Louis XV.

Son fils Étienne, né en janvier 1739, lui succède dans sa charge et épouse Pierrette-Éléonore Vallier, fille du vibailli Michel Reynaud-Vallier ; en 1793, « ex-lieutenant au bailliage », il figure parmi les « notoirement suspects » du district. La lignée des lieutenants d’épée, qui avaient la charge de convoquer les assemblées de la noblesse, n’est plus représentée en 1860 que par Arthur Boisset, célibataire, et par sa sœur, morte octogénaire sans alliance.

Sources

  • Jean Sorrel, Histoire de Saint-Marcellin, chapitres III, X, XIII, XIV et XVI
  • Armorial de Dauphiné, p. 86

Pour aller plus loin

  • A. Lacroix, Saint-Marcellin, Grenoble, Xavier Drevet (Bibliothèque historique du Dauphiné), p. 6 et 40,
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Écrivez quelques éclats d'âme...

Dans l'ombre vacillante d'une chandelle, où les murmures du vent se mêlent aux secrets d'un vieux parchemin, je vous invite à tisser une toile de mots. Écrivez quelques éclats d'âme – rêve, étoile, abîme, étreinte, brume – et laissez-les danser sur la page, comme des lucioles dans une nuit d'encre. Que diriez-vous de les entrelacer dans une phrase, un souffle, une histoire ?

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Source : https://paul.argoud.net/saint-marcellin-isere/histoire/famille-boisset/