Intelligence artificielle Pendant vingt ans, vous avez donné gratuitement vos données aux géants du numérique. Aujourd’hui, vous payez 30€ par mois ChatGPT en pensant acheter de la confidentialité. Des chercheurs viennent de découvrir sept vulnérabilités critiques permettant de voler vos conversations sans que vous le sachiez. Le problème ? Ce n’est pas propre à OpenAI : tous les grands modèles de langage partagent ces failles structurelles.
Europe Le 24 octobre 2025, les gouvernements cantonaux ont validé le paquet d’accords Suisse-UE par 21 voix contre 4, rejetant explicitement la double majorité systématique. Ce vote consultatif révèle une stratégie d’intégration progressive qui contourne les mécanismes démocratiques ayant permis le rejet de l’EEE en 1992. Une enquête gfs.bern documente un écart de 20 points entre élites (76% favorables) et population (56%), témoignant d’une déconnexion structurelle. Ce quatrième volet d’une série sur la souveraineté suisse analyse comment l’alignement européen se fait avec ou sans le consentement explicite du souverain.
Géopolitique À partir du 1er décembre 2025, tout produit contenant plus de 0,1% de terres rares chinoises devra obtenir l’autorisation de Pékin avant export. Cette décision administrative apparemment anodine marque en réalité un tournant historique : la Chine vient de transformer son monopole industriel en arme de vassalisation technologique. Pendant que l’Occident délocalisait ses industries polluantes, Pékin construisait méthodiquement le contrôle total d’une chaîne de valeur critique ; de l’extraction au raffinage, de la transformation à l’intégration finale. Résultat : chaque datacenter, chaque véhicule électrique, chaque système de défense occidental dépend désormais du bon vouloir du Parti communiste chinois.
Surveillance et libertés Pendant que tout le monde débat de l’euro numérique grand public, la BCE déploie silencieusement sa version interbancaire. 64 participants, plus de 50 expérimentations : l’infrastructure technique est déjà en place. Une fois ces rails posés, basculer vers le contrôle des citoyens deviendra une simple formalité. C’est la stratégie du salami appliquée à la monnaie : découper une révolution inacceptable en tranches techniques que personne ne conteste.
Justice Ce jeudi 9 octobre 2025, Robert Badinter entre au Panthéon dans un consensus quasi unanime. Pourtant, derrière l’icône de l’abolition de la peine de mort se cache un héritage judiciaire bien plus complexe et controversé. Entre l’échec traumatisant de l’affaire Roger Bontems en 1972, la promotion des peines alternatives et la transformation du Conseil constitutionnel, l’ancien garde des Sceaux a façonné une justice qui, selon ses critiques, a progressivement désarmé la société face à la criminalité. Quarante ans après ses réformes, les chiffres de la récidive et le sentiment d’impunité interrogent : faut-il célébrer sans réserve celui dont les choix politiques continuent de diviser la France ?
Politique Assez de langue de bois. La France politique n’est plus qu’une épave dérivant vers son naufrage final, et personne n’a le courage de l’admettre. Entre les petites cuisines de partis gangrenées par l’arrivisme, la collaboration honteuse avec le macronisme, et cette Union européenne corrompue et liberticide, notre système politique est en état de décomposition avancée. La démocratie représentative ne représente plus que des intérêts oligarchiques, pendant qu’une caste médiatique verrouille tout débat critique sur l’Europe.
Souveraineté numérique Swisscom, détenue majoritairement par la Confédération, a franchi la ligne rouge en finançant le comité pro-e-ID et en incitant un cadre à promouvoir publiquement le projet, influençant potentiellement un scrutin décidé à 0,4 % près. Pendant ce temps, Digitalswitzerland orchestre une coalition de banques et d’acteurs publics pour aligner la Suisse sur eIDAS 2.0, sous couvert de “leadership numérique”. Palantir, bien que non directement impliquée, étend son écosystème big data dans la finance et la sécurité, créant une dépendance structurelle à des technologies américaines. La Suisse, ainsi, n’a pas choisi son avenir numérique : on le lui a imposé.
Souveraineté numérique Le 28 septembre 2025, la Suisse adopte de justesse l’identité électronique (e-ID) avec 50,4 % de « oui », marquant un tournant pour sa souveraineté numérique. Présentée comme un outil pratique pour simplifier la vie quotidienne, cette e-ID cache en réalité des risques importants : traçabilité totale, surveillance accrue et menaces pour l’économie helvétique. Alignée sur le cadre européen eIDAS 2.0, elle symbolise une forme de soumission numérique à l’UE, tandis que les débats sur les pressions des lobbies et les recours juridiques montrent que la bataille pour la confidentialité suisse ne fait que commencer.
Surveillance et libertés En 2002, la Suisse adoptait la LSCPT, censée concilier surveillance et respect des droits fondamentaux. Vingt ans plus tard, l’équilibre a volé en éclats : extension de la surveillance, contournement du Parlement et pressions internationales redessinent le paysage numérique. Derrière le discours protecteur, c’est une dérive insidieuse qui s’installe, transformant la Suisse de coffre-fort des libertés en maillon faible de la surveillance globale.
Logiciels Google Analytics n’est pas toujours le miroir fidèle qu’on imagine. Lorsqu’un mystérieux pic de trafic a frappé mon site, GA n’a rien vu… alors que Matomo a tout révélé. Au fil de l’enquête, j’ai découvert pourquoi Matomo est plus précis, plus transparent et bien plus fiable. Voici le récit de cette leçon, et pourquoi vos données méritent mieux que les œillères de Google.