La politique, telle qu’on la pratique en France depuis qu’un certain monarque républicain a décidé que le peuple était un détail d’ambiance, est un spectacle dont il faut avoir le cœur bien accroché pour supporter la représentation complète : huit Premiers ministres en huit ans sans que personne ne démissionne de honte, des commissions d’enquête qui enterrent les scandales qu’elles feignent de déterrer, un audiovisuel public dont la gabegie ne choque plus que celui qui prend la peine de compter, des agriculteurs qui bloquent les péages parce que c’est le dernier endroit où l’État consent à les voir, une censure déléguée à Bruxelles que le Conseil constitutionnel avait pourtant refusée quand elle s’appelait encore loi Avia, et un euro numérique conçu pour savoir où va chaque centime de votre poche pendant que des milliards disparaissent sans procès-verbal. Cette catégorie est celle d’un citoyen qui refuse le clivage gauche-droite quand les deux camps partagent la même incompétence et le même mépris, qui lit les textes avant de commenter les postures, qui considère que la souveraineté n’est ni une nostalgie ni un gros mot mais la condition élémentaire pour qu’un vote signifie quelque chose. On y trouvera des autopsies de gouvernements mort-nés, des analyses de la mécanique européenne qui broie les nations au nom de la paix, des décryptages de la censure numérique institutionnalisée, des billets sur la fiscalité comme instrument de soumission, des chroniques sur Starlink, l’e-ID suisse, les ZFE, le Mercosur, Duralex, et tout ce qui révèle qu’en politique française, le problème n’est jamais le problème affiché — avec la conviction qu’un peuple qui ne nomme plus ses maîtres a déjà cessé d’être libre.
Assez de langue de bois. La France politique n’est plus qu’une épave dérivant vers son naufrage final, et personne n’a le courage de l’admettre. Entre les petites cuisines de partis gangrenées par l’arrivisme, la collaboration honteuse avec le macronisme, et cette Union européenne corrompue et liberticide, notre système politique est en état de décomposition avancée. La démocratie représentative ne représente plus que des intérêts oligarchiques, pendant qu’une caste médiatique verrouille tout débat critique sur l’Europe.
C’est l’annonce tant attendue – ou plutôt tant retardée – de la composition du gouvernement par Sébastien Lecornu, ce 5 octobre 2025, qui motive la présente réflexion sur ce pays qui semble voguer sans capitaine vers des eaux de plus en plus troubles. Huit Premiers ministres en huit ans – un record qui frise le ridicule, battant même l’Italie en instabilité malgré son proverbial turnover gouvernemental. Ce gouvernement, fruit de négociations interminables et de concessions comme l’abandon officiel du 49.3, n’est qu’un pansement sur une plaie béante, où les technocrates recyclent leurs erreurs sans jamais assumer leurs fautes, préférant blâmer la Russie ou Bruxelles.
Swisscom, détenue majoritairement par la Confédération, a franchi la ligne rouge en finançant le comité pro-e-ID et en incitant un cadre à promouvoir publiquement le projet, influençant potentiellement un scrutin décidé à 0,4 % près. Pendant ce temps, Digitalswitzerland orchestre une coalition de banques et d’acteurs publics pour aligner la Suisse sur eIDAS 2.0, sous couvert de “leadership numérique”. Palantir, bien que non directement impliquée, étend son écosystème big data dans la finance et la sécurité, créant une dépendance structurelle à des technologies américaines. La Suisse, ainsi, n’a pas choisi son avenir numérique : on le lui a imposé.
En 2002, la Suisse adoptait la LSCPT, censée concilier surveillance et respect des droits fondamentaux. Vingt ans plus tard, l’équilibre a volé en éclats : extension de la surveillance, contournement du Parlement et pressions internationales redessinent le paysage numérique. Derrière le discours protecteur, c’est une dérive insidieuse qui s’installe, transformant la Suisse de coffre-fort des libertés en maillon faible de la surveillance globale.
La BCE présente l’euro numérique comme une monnaie moderne et sécurisée. Mais derrière cette innovation se cache un risque réel : la programmabilité pourrait restreindre vos dépenses et chaque transaction serait traquée. Angélique Furet et d’autres voix alertent sur ce contrôle algorithmique qui menace nos libertés. Découvrez pourquoi cet euro numérique pourrait devenir un outil de surveillance et de dirigisme économique.
L’Union Européenne est souvent présentée comme un rêve de paix et de prospérité, mais derrière cette vitrine en verre se cache une machine centralisée qui grignote la souveraineté des États et ignore la voix des citoyens. De la CECA de 1951 au Traité de Lisbonne en 2007, chaque étape a renforcé la technocratie au détriment de la démocratie. Aujourd’hui, avec l’euro numérique et les sanctions financières, l’UE montre son vrai visage : une prison douce, mais bien réelle, pour les peuples européens.
La lettre d’Aldous Huxley à George Orwell du 21 octobre 1949 est une prophétie terrifiante qui dévoile la « révolution suprême » : un contrôle insidieux de l’esprit et du corps, bien plus subtil que la botte orwellienne. En 2025, nous y sommes, drogués par les écrans et les algorithmes qui nous font aimer nos chaînes. Relisons Huxley, réveillons-nous, avant que cette servitude consentie ne devienne irréversible.
L’euro numérique, projet pharaonique de la BCE estimé à 20-30 milliards d’euros, réinvente une roue déjà bien ronde : le réseau CB, souverain et économique. Ignorer cette solution éprouvée au profit d’une chimère technocratique risque de coûter cher aux Européens. Pourquoi ne pas moderniser CB pour créer un système de paiement européen efficace et abordable ?
Aucun système électoral n’est parfait, comme le montre le théorème d’Arrow, mais STAR et MMP offrent des progrès nets. Pour la présidentielle, STAR Voting allie nuance des préférences et légitimité majoritaire, réduisant le vote utile. Pour le Parlement, la proportionnelle mixte allemande (MMP), avec un seuil de 5 %, garantit représentativité et stabilité tout en limitant la fragmentation.
Google l’avoue en justice : l’Internet ouvert s’effondre. L’idéal d’un web libre, sans barrières ni enclos, se délite sous les coups des géants. Les créateurs sont étouffés, les utilisateurs enfermés dans des silos numériques, et l’innovation piétinée. Un archipel fermé remplace peu à peu l’océan de liberté qui faisait la force du web.