Europe Le 23 octobre 2025, Airbus, Thales et Leonardo ont signé un protocole d’accord pour fusionner leurs activités spatiales dans le projet Bromo, créant un géant européen basé à Toulouse. Employant 25 000 personnes pour un chiffre d’affaires de 6,5 milliards d’euros, Bromo ambitionne de rivaliser avec Starlink. Cette alliance franco-italienne renforce la souveraineté technologique européenne face aux géants américains et chinois. Mais sa réussite dépendra de la capacité de l’UE à ne pas étouffer ce projet sous une bureaucratie pesante.
Économie Le gouvernement Lecornu 2 survit de justesse, mais il incarne un modèle économique mal adapté à la réalité française. Depuis trois décennies, l’application des théories aghioniennes a accéléré notre déclin industriel et creusé les inégalités. Entre dérégulation mal calibrée et dépendance aux importations, la France peine à retrouver sa compétitivité. Mon article explore les erreurs stratégiques, compare notre trajectoire à celle de la Chine et propose des pistes pour une reconquête industrielle réaliste.
Géopolitique À partir du 1er décembre 2025, tout produit contenant plus de 0,1% de terres rares chinoises devra obtenir l’autorisation de Pékin avant export. Cette décision administrative apparemment anodine marque en réalité un tournant historique : la Chine vient de transformer son monopole industriel en arme de vassalisation technologique. Pendant que l’Occident délocalisait ses industries polluantes, Pékin construisait méthodiquement le contrôle total d’une chaîne de valeur critique ; de l’extraction au raffinage, de la transformation à l’intégration finale. Résultat : chaque datacenter, chaque véhicule électrique, chaque système de défense occidental dépend désormais du bon vouloir du Parti communiste chinois.
Surveillance et libertés Dans un entretien fleuve de plus de quatre heures avec Lex Fridman, Pavel Durov, fondateur de Telegram, livre une conversation philosophique exceptionnelle sur la liberté, la discipline personnelle et la résistance aux pressions gouvernementales. De son arrestation kafkaïenne en France aux tentatives de censure en Roumanie et Moldavie, en passant par sa philosophie de vie stoïcienne et son refus catégorique de tout compromis sur la vie privée des utilisateurs, Durov incarne une cohérence rare entre principes et actions. Cette synthèse approfondie explore les aspects techniques, philosophiques et géopolitiques d’un combat pour préserver la liberté d’expression à l’ère de la surveillance numérique généralisée.
Politique C’est l’annonce tant attendue – ou plutôt tant retardée – de la composition du gouvernement par Sébastien Lecornu, ce 5 octobre 2025, qui motive la présente réflexion sur ce pays qui semble voguer sans capitaine vers des eaux de plus en plus troubles. Huit Premiers ministres en huit ans – un record qui frise le ridicule, battant même l’Italie en instabilité malgré son proverbial turnover gouvernemental. Ce gouvernement, fruit de négociations interminables et de concessions comme l’abandon officiel du 49.3, n’est qu’un pansement sur une plaie béante, où les technocrates recyclent leurs erreurs sans jamais assumer leurs fautes, préférant blâmer la Russie ou Bruxelles.
Souveraineté numérique Swisscom, détenue majoritairement par la Confédération, a franchi la ligne rouge en finançant le comité pro-e-ID et en incitant un cadre à promouvoir publiquement le projet, influençant potentiellement un scrutin décidé à 0,4 % près. Pendant ce temps, Digitalswitzerland orchestre une coalition de banques et d’acteurs publics pour aligner la Suisse sur eIDAS 2.0, sous couvert de “leadership numérique”. Palantir, bien que non directement impliquée, étend son écosystème big data dans la finance et la sécurité, créant une dépendance structurelle à des technologies américaines. La Suisse, ainsi, n’a pas choisi son avenir numérique : on le lui a imposé.
Europe L’Union Européenne est souvent présentée comme un rêve de paix et de prospérité, mais derrière cette vitrine en verre se cache une machine centralisée qui grignote la souveraineté des États et ignore la voix des citoyens. De la CECA de 1951 au Traité de Lisbonne en 2007, chaque étape a renforcé la technocratie au détriment de la démocratie. Aujourd’hui, avec l’euro numérique et les sanctions financières, l’UE montre son vrai visage : une prison douce, mais bien réelle, pour les peuples européens.
Europe Le RU1, petit cube suédois de 200 grammes, prétend offrir une alternative européenne à Starlink. Derrière les promesses de 10 Gbit/s et de souveraineté numérique, il incarne surtout les illusions technologiques de Bruxelles. Ce projet, déjà prisonnier de la bureaucratie, risque de finir comme tant d’autres : une vitrine éphémère face à l’empire Musk.
Géopolitique Derrière le récit officiel, une autre histoire du conflit ukrainien se dessine. De l’échec des accords de Minsk à la stratégie de Washington et Bruxelles, l’OTAN a joué un rôle déterminant dans l’escalade. En dénonçant ces manœuvres, ce billet d’humeur met en lumière les responsabilités occidentales dans une guerre que beaucoup jugent évitable.
Société La censure numérique s’intensifie avec le projet Chat Control, qui vise à scanner tous les messages chiffrés dans l’UE, menaçant la vie privée. De la Russie à la Birmanie, les gouvernements bloquent plateformes et VPN pour limiter les discours alternatifs. Ce billet explore les motivations de cette surveillance et les moyens de résister pour préserver la liberté en ligne.