Géopolitique

La géopolitique se lit mieux dans les contrats que dans les communiqués : qui fournit les terres rares, qui possède les brevets, qui détient l’accès aux données de facturation d’un pays entier, qui finance un programme d’armement et qui décide, in fine, de ce qu’il embarquera. Cette catégorie applique ce filtre aux dossiers du moment plutôt que d’en commenter la mise en scène : Ukraine et OTAN sans les récits de camp, tarifs douaniers examinés pour ce qu’ils font aux chaînes de valeur, SCAF et industrie de défense européenne, Groenland, Ormuz, dépendances industrielles qui deviennent des leviers dès qu’un fournisseur le décide. Vous y trouverez une lecture qui accorde plus d’importance aux capacités qu’aux intentions, et qui part d’un constat désagréable : la France a rarement été aussi présente dans les déclarations et aussi absente dans les rapports de force. Écrit sans alignement automatique sur aucune capitale, avec l’idée que la puissance se mesure à ce qu’on peut refuser, pas à ce qu’on peut annoncer.

Dreame Nebula : quand un aspirateur robot enterre l’industrie automobile européenne

Automobile

Au CES 2026, Dreame, le spécialiste des aspirateurs robots, dévoile la Nebula Next 01 : une hypercar électrique de 1 876 chevaux capable d’abattre le 0 à 100 km/h en 1,8 seconde. Ce qui n’était qu’un prototype venu d’un fabricant d’appareils ménagers devient le symbole brutal du déclin industriel européen, incapable de suivre la transversalité et l’intégration verticale chinoise. Pendant que l’Europe commande encore des audits à prix d’or pour rattraper sa « transformation digitale », la Chine itère à vitesse grand V : hier la Xiaomi SU7 pulvérisait les records du Nürburgring, aujourd’hui Dreame annonce une usine près de Berlin. Vae victis.

Groenland : quand les adultes négocient, les enfants gesticulent

Géopolitique

Dimanche 4 janvier 2026, Trump annonce vouloir s’occuper du Groenland « dans 20 jours » sans exclure la force militaire. Face à cette déclaration, l’Europe s’indigne vertueusement pendant que le Danemark rate l’opportunité de négocier intelligemment. Le Groenland n’a aucune valeur stratégique pour Copenhague mais représente un avant-poste arctique crucial pour Washington face à la Russie et à la Chine. Analyse incisive d’un rapport de force que l’élite européenne refuse de voir.

La capture de Maduro : trois vérités que l’Europe feint d’ignorer

Géopolitique

La capture de Nicolas Maduro par les forces spéciales américaines rappelle trois vérités que l’Europe feint d’ignorer : la force prime toujours le droit en géopolitique, invoquer sa souveraineté ne protège de rien sans les moyens de la défendre, et l’immigration comme la drogue sont des guerres menées sans déclaration. Pendant que nos élites européennes se perdent en débats stériles, Trump pose méthodiquement les fondations de la domination américaine pour les cinquante prochaines années : sécurisation du pétrole vénézuélien, contrôle des terres rares ukrainiennes, mainmise sur le canal de Panama, investissements massifs dans l’IA. Le problème n’est pas la démocratie, ce sont les dirigeants que nous élisons : des énarques qui ont lu Proust mais n’ont jamais créé une entreprise, incapables de comprendre que gouverner un pays exige la même logique qu’un businessman applique à son empire. La leçon de Maduro est simple : on ne négocie pas avec le loup, on devient plus fort que lui, ou on disparaît.

Trump prépare son deal avec Poutine : l’Europe, grande perdante

Géopolitique

Macron et von der Leyen sabotent systématiquement les négociations de paix tout en multipliant les provocations contre l’entourage de Trump : interdiction de territoire pour Thierry Breton, 120 millions d’amende contre X, 19 trains de sanctions. Résultat ? Washington négocie désormais directement avec Moscou un partenariat économique massif (pétrole, terres rares, reconstruction) qui exclut totalement l’Europe du jeu. Le plan Trump-Poutine en 28 points est déjà sur la table, et l’ensemble de l’administration américaine (Vance, Gabbard, Hegseth) partage la même hostilité envers une UE jugée parasite et arrogante.

Quand Washington remet l’Europe à sa place : merci pour la leçon d’humilité

Europe

L’interdiction de séjour infligée par Washington à Thierry Breton et plusieurs commissaires européens constitue une humiliation diplomatique révélatrice. Elle expose la vacuité d’une prétendue souveraineté européenne brandie par des élites qui ont méthodiquement détruit les fondements de notre puissance. Incapables de générer une autonomie stratégique réelle, dépendants militairement des États-Unis, nos dirigeants découvrent brutalement que l’arrogance bureaucratique ne remplace pas la force effective. Cette gifle américaine pourrait être salutaire si elle provoque enfin l’éviction d’une génération de technocrates incompétents.

Effondrement de l’euro : calendrier 2025-2030 d’une implosion annoncée

Économie

L’euro n’est pas un projet viable, mais une bombe à retardement qui va tout faire sauter dans les 3 à 5 ans. La France, avec 114 % de dette et des déficits permanents au-dessus de 5 %, ne peut pas couper dans les dépenses sans émeutes généralisées. Si la BCE laisse la France faire défaut, la crédibilité de l’euro s’effondre en une nuit ; si elle imprime pour la sauver, c’est la révolte du Nord. Entre suicide énergétique, effondrement démographique, populisme galopant et paralysie politique, la zone euro est condamnée – voici le calendrier détaillé de la catastrophe et comment s’y préparer.

Fabien Mandon, général de cour d’un président pyromane

Géopolitique

Quand le général Fabien Mandon, nouveau chef d’état-major des armées, demande aux maires de France d’avoir la « force d’âme » d’accepter de « perdre nos enfants », il pose un diagnostic d’une lucidité glaciale sur le basculement du monde. Le parapluie américain se referme, Washington pivotant vers l’Asie face à la menace d’une invasion de Taïwan dès 2027, et la Russie, passée en économie de guerre, produit désormais trois fois plus de munitions que toute l’OTAN. Le drame n’est donc pas que Mandon se trompe : il a raison sur le danger, mais il sert un pouvoir qui a méthodiquement organisé notre impuissance. Comment exiger du peuple le sacrifice ultime quand les mêmes élites ont promis la paix éternelle, désindustrialisé le pays et dilapidé nos moyens de défense ? La sonnette d’alarme est indispensable, mais elle ne produira ses effets que portée par un leadership politique renouvelé, et non par le président le plus rejeté de l’histoire contemporaine.

Ukraine. Corruption, Rafale fantômes et chute de Pokrovsk

Géopolitique

Alors que le verrou stratégique de Pokrovsk cède sous la pression russe, le scandale Energoatom révèle que des millions destinés aux fortifications ont été détournés par l’entourage présidentiel en pleine guerre. Ce contraste obscène entre une corruption endémique et les promesses illusoires de Rafale pour 2035 expose les failles mortelles d’un système à bout de souffle. Face à l’effondrement militaire et aux injonctions glaçantes de « sacrifier nos enfants », cet article brise le tabou : l’heure n’est plus au déni, mais à la négociation d’urgence pour éviter le chaos.

IFI « improductif » : Bitcoin = ennemi public n°1

Fiscalité

Le 1er novembre 2025, l’Assemblée nationale a voté l’intégration de Bitcoin et des cryptoactifs dans l’IFI, rebaptisé « Impôt sur la Fortune Improductive ». Taxés à 1% au-delà de 1,3M€, ces actifs devront être déclarés intégralement, contraignant potentiellement les détenteurs à des ventes forcées annuelles. Cette décision révèle un message politique sans équivoque : pour l’État français, s’arrimer à Bitcoin plutôt qu’à l’euro relève désormais de la « richesse improductive ».

Paquet Suisse-UE 2025 : Quand le fédéralisme devient l’outil d’une intégration contestée [4/4]

Europe

Le 24 octobre 2025, les gouvernements cantonaux ont validé le paquet d’accords Suisse-UE par 21 voix contre 4, rejetant explicitement la double majorité systématique. Ce vote consultatif révèle une stratégie d’intégration progressive qui contourne les mécanismes démocratiques ayant permis le rejet de l’EEE en 1992. Une enquête gfs.bern documente un écart de 20 points entre élites (76% favorables) et population (56%), témoignant d’une déconnexion structurelle. Ce quatrième volet d’une série sur la souveraineté suisse analyse comment l’alignement européen se fait avec ou sans le consentement explicite du souverain.