Les Vincendon-Dumoulin

La famille Vincendon-Dumoulin joue un rôle dans l’administration de Saint-Marcellin dès avant la Révolution. Déjà en 1631, un Jean Vincendon, avocat à Saint-Marcellin, représente la bourgeoisie du bailliage aux états réunis à Grenoble. En 1768, quand la déclaration royale de 1766 réforme le corps de ville, Vincendon-Dumoulin, premier consul, est nommé maire pour trois ans par le duc d’Orléans1. Il précède à cette charge Brenier, Payn du Perron et Jean-Baptiste Berruyer du Brusset.

En 1787, un Vincendon-Dumoulin, avocat, est juge de la judicature de Mantaille, que la ville défend contre le projet de la transférer hors de ses murs (affaire de Mantaille) ; en 1788, il signe la délibération qui laisse les députés de la ville libres de siéger à l’assemblée de Grenoble malgré l’interdiction royale. En 1790, Joseph-Mathias Vincendon-Dumoulin est l’un des cinq juges du tribunal du district nommés par le roi, tous du pays. Au siècle suivant, entre 1854 et 1858, un Vincendon-Dumoulin préside le tribunal civil de Saint-Marcellin.

L’hydrographe

Un autre membre de la famille, Clément-Adrien Vincendon-Dumoulin, naît à Chatte le 4 mars 1811. Entré en 1833 au service hydrographique de la Marine, il fait partie, comme ingénieur hydrographe de troisième classe, du voyage de Dumont d’Urville vers le pôle austral sur l’Astrolabe et la Zélée, à partir de 1837. On lui doit une méthode simple et exacte pour lever sous voiles, sans toucher terre, le relevé des côtes ; il en tire une carte de l’océan Pacifique réputée la meilleure de son temps. Officier de la Légion d’honneur, décoré par le Portugal, les Pays-Bas et la Sardaigne, membre correspondant des académies des sciences de Batavia et de Lisbonne, il meurt à Chevrières le 12 mai 1858, d’une maladie contractée en mer lors d’une reconnaissance des îles Zaffarines.


  1. La liste des officiers du chapitre III le dit maire « de 1765 à 1768 », contre le récit du chapitre IV, qui place sa nomination en 1768. ↩

Sources

  • Jean Sorrel, Histoire de Saint-Marcellin, chapitres III, IV, VI, XIV, XV et XVI
  • Date de publication :

Écrivez quelques éclats d'âme...

Dans l'ombre vacillante d'une chandelle, où les murmures du vent se mêlent aux secrets d'un vieux parchemin, je vous invite à tisser une toile de mots. Écrivez quelques éclats d'âme – rêve, étoile, abîme, étreinte, brume – et laissez-les danser sur la page, comme des lucioles dans une nuit d'encre. Que diriez-vous de les entrelacer dans une phrase, un souffle, une histoire ?

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Source : https://paul.argoud.net/saint-marcellin-isere/histoire/famille-vincendon-dumoulin/