Les Rostaing
Vieille famille de Saint-Marcellin, à la descendance nombreuse, les Rostaing portent « d’or à la bande d’azur chargée de trois corneilles becquées de gueules ». Ismidon Rostaing vit vers 1340 ; son fils Pierre épouse vers 1430 Joffrande de Gotafrey, de la famille des seigneurs du Mollard, et leurs descendants, de Chevrières, s’allient aux La Porte, aux Rigaud et aux Theys. En 1746, une Madame de Rostaing possède encore la maison du n° 55 de la Grande Rue.
Job de Rostaing, docteur en droit, est nommé en 1552 conseiller-clerc au parlement de Grenoble, avec l’autorisation de se marier ; il meurt en 1563.
Pendant les guerres de Religion, Guigues-Antoine de Rostaing commande la milice de Saint-Antoine. En 1584, avec neuf cavaliers et quarante hommes résolus, il met en déroute dans les bois les huguenots de François de Frize qui rôdaient autour du bourg ; le lieutenant général Maugiron en exempte la population de certaines contributions. Le 25 décembre 1586, au sortir de la grand-messe, il est fait prisonnier par la bande de Frize et emmené à Pont-en-Royans ; le sieur de Cugy, qui commande la place, le relâche, non sans garder son meilleur cheval. En janvier 1589, un de Frize conduit encore les arquebusiers de Cugy contre Saint-Marcellin, dont ils tentent en vain de faire sauter une porte au pétard. Marié à Claude, sœur aînée de M. de Miribel, Guigues-Antoine hérite à la mort de celui-ci, en 1584, de sa fortune et de son nom : les actes le disent seigneur de Miribel de 1589 à 1604.
Son fils Jacques, seigneur des maisons-fortes de la Rivoire et de Portes, à Chevrières, vit en 1639 ; marié à Espérance d’Iserand de Lemps de Geyssans, il a quatre enfants, dont Louise, qui épouse en 1654 Charles de Beaumont, sieur de Miribel. La famille figure encore en 1666 au rôle de la noblesse de Saint-Romans, et en 1755 parmi les seize nobles ou exempts possédant des fonds dans cette communauté.
Sources
- Jean Sorrel, Histoire de Saint-Marcellin, chapitres V, XIII et XVI
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