Les Chosson du Colombier
La famille descend du mariage, célébré à Saint-Marcellin en 1608, de Jeanne Brenier, de la lignée des Brenier, avec Charles Chosson, vi-châtelain de Saint-Lattier, souche des Chosson du Colombier et des du Parc. Ses armes : « de gueules au lion d’or », ou « d’azur au lion d’or ».
Des parlementaires
François Chosson du Colombier, avocat, devient en 1696 avocat général au parlement, aides et finances de Dauphiné ; il épouse Claudine Garnier. Son neveu François-André, né le 17 juillet 1697, est nommé conseiller au parlement le 14 juin 1720, à vingt-deux ans, avec dispense d’âge et de parenté, son oncle maternel Jean de Garnier y siégeant déjà. À sa mort, son fils César-Henri lui succède, par lettres du 22 juin 1759, et se démet en 1766 en faveur de Laurent-Aymon de Franquières.
Le château du Pin et le don du château de Saint-Marcellin
La branche aînée se fixe au château du Pin, à Saint-Didier-de-la-Tour, bâti en 1674 par Jean Vincent, trésorier de France, à la place des anciennes maisons fortes de Mitalier et des Basset ; en 1840, Henri Chosson du Colombier le surélève d’un étage et le coiffe d’une nouvelle toiture. Henry du Colombier, qui avait aidé le sous-préfet Cara de La Bâtie à entretenir les écoles chrétiennes des Frères, devient son légataire universel ; il donne à la ville, sous certaines conditions, le château de Saint-Marcellin, qui abritait ces écoles, du temps du maire Claude Bossan. En 1882, ses héritiers en réclament la restitution, ce qui ouvre un procès. La rue du Colombier, parallèle à la voie ferrée, de la rue Jean-Rony à l’avenue du Vercors, rappelle cette famille bienfaitrice. La branche du Pin s’éteint avec un M. du Colombier, marié à Mlle Charrin, qui n’eut que trois filles, Aimée, Marie et Marguerite ; le château appartient ensuite aux du Parc-Locmaria.
Une femme peintre
Eugénie Chosson du Colombier, peintre de talent, est la nièce du dernier Pascalis de Longpra. Le château de Longpra, près de Saint-Geoire-en-Valdaine, ancienne maison forte des Paladru vendue en 1536 au notaire Pascalis, avait pris en 1770, sous le conseiller au parlement Pierre-Antoine Pascalis de Longpra, le style du XVIIIe siècle. Eugénie en devient propriétaire en 1842 ; épouse d’Anselme Pasquier de Franclieu, elle le transmet à sa descendance, qui le possède encore quand Jean Sorrel écrit.
Sources
- Jean Sorrel, Histoire de Saint-Marcellin, chapitre XVI
- Armorial de Dauphiné, p. 154
- Inventaire sommaire des archives départementales de l’Isère, t. II, p. 42
- P. Hamon, Châteaux de l’Isère, p. 18-19
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