Les Arthod et les La Porte de l’Arthaudière
Cette ancienne famille a donné son nom à la maison forte de l’Arthaudière, à Saint-Bonnet-de-Chavagne, non loin de Saint-Marcellin. Ses armes : « écartelé de gueules et d’argent à quatre lions de l’un en l’autre ».
Izoard Arthod vit en 1270 ; Guillaume Arthod, fils de Jacques, seigneur de l’Arthaudière, combat en 1326 à la bataille de Varey. Entre 1460 et 1500, Philippe Arthod porte le fief à son époux, André de La Porte : la famille devient celle des La Porte de l’Arthaudière. Leur fille Marguerite épouse en 1511 Guillaume II de Gotefrey, seigneur du Molard.
À la procession de l’Ascension de 1584, à Saint-Antoine, un autre André de La Porte, seigneur de l’Arthaudière, supplée le seigneur de l’Albenc pour porter la châsse de saint Antoine, aux côtés de Laurent de Maugiron1. Claude de La Porte, seigneur de l’Arthaudière, est témoin le 15 octobre 1597 de l’élection de l’abbé de Saint-Antoine, avec l’avocat Antoine Brenier, et règle le 2 novembre 1598 avec le conseiller Louis du Vache une querelle sur les eaux de la Cumane ; un M. de l’Arthaudière porte encore la châsse en 1603 et 1604, aux côtés de Scipion de Maugiron.
Claude-Mathias de La Porte de l’Arthaudière, sieur de la Forteresse, avocat, est nommé conseiller au parlement de Grenoble le 15 juillet 1688, à la place d’Antoine de Petitchet, et reçu le 7 août ; Gaspard-François de Berger de Moydieu lui succède en 1730. Apparentés aux Murinais, les La Porte de l’Arthaudière siègent à l’assemblée de famille réunie à Saint-Marcellin après la mort de Guy de Murinais à la bataille de Minden, en 1759, pour donner un tuteur à ses enfants.
La Révolution les inquiète. En septembre 1792, après le pillage du château de Chatte, on signale des attroupements à l’Arthaudière ; en 1793, la veuve Laporte, née Montchenu, « ex-noble » de Saint-Marcellin, et l’agent de « Nic. Laporte », à Saint-Bonnet-de-Chavagne, figurent parmi les « notoirement suspects » du district.
Jean Sorrel attribue ce rôle à l’André de La Porte qui épousa Philippe Arthod entre 1460 et 1500 ; il s’agit forcément d’un descendant du même prénom. ↩
Sources
- Jean Sorrel, Histoire de Saint-Marcellin, chapitres II, VIII, XIV, XVI et XVII
- Armorial de Dauphiné, p. 23
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