3 place Lacombe-Maloc

Historique

Occupations de « 3 place Lacombe-Maloc », de la plus ancienne à la plus récente
Organisation ou enseigne Période Activité Personnes Notes
Hôtel du Palais Royaldès avant et jusqu’en HôtelMonsieur CrozelCité par l'Annuaire général du commerce en 1847 ; sans doute devenu Hôtel du Palais National entre 1857 et 1863. Exploitant non connu.
Distillerie de Saint-Marcellinde environ à environDistillerieLucien Romain Dutruc (1819-1901), Marius GrillatRaison « R. Dutruc et M. Grillat » sur une facture de 1867 ; Marius Grillat se retire après quelques années.
Romain Dutrucde environ à environDistillerieLucien Romain Dutruc (1819-1901)
Romain Dutruc et Filsde environ jusqu’avant DistilleriePierre André Dutruc, Romain Marius DutrucDistillateurs, puis liquoristes au recensement de 1906 ; plus de Dutruc sur la place au recensement de 1911.

Propriétaires

Propriétaires de « 3 place Lacombe-Maloc », des plus anciens aux plus récents
Personnes ou organisation Qualité Période Notes
Monsieur CrozelPropriétaire des mursdès avant et jusqu’après Propriétaire sur le plan d'alignement de 1834 et encore sur le plan de 1887, bien que les bâtiments soient dits cédés en 1863 pour la distillerie.

À l’angle de la place et de la rue Saint-Laurent, face à l’ancien couvent des Carmes, le plan d’alignement de 1834 signale l’Hôtel du Palais Royal, propriété du sieur Crozel. La famille Crozel, établie à Saint-Marcellin et à Chatte depuis le début du XVIIIe siècle, est souvent dite domiciliée à la porte de Romans. L’Annuaire général du commerce cite l’hôtel en 1847 ; entre 1857 et 1863, il semble devenir l’Hôtel du Palais National, puis disparaît de la liste.

En septembre et octobre 1863, les bâtiments sont cédés pour y installer une distillerie, ce qui met fin à un projet d’y loger la gendarmerie. Lucien Romain Dutruc, qui a longtemps travaillé à la distillerie du Grand-Lemps, fondée en 1828 par Joseph Dutruc et dirigée par son beau-frère puis par sa sœur, y fonde la distillerie Romain Dutruc, d’abord avec un associé, Marius Grillat. On y produit absinthe, ratafia de cerises, menthes, curaçao, quinquina et une spécialité maison, le « thé au mandarin ». Conseiller municipal, membre du bureau du collège et délégué cantonal, Romain Dutruc est fait officier d’Académie en 1892 et meurt en 1901.

Vers 1887, ses fils Pierre André et Romain Marius, qui ont épousé deux sœurs, Marie-Joséphine et Françoise Thomas, prennent la suite ; le recensement de 1896 compte quatre ménages dans la maison, dont un couple d’ouvriers distillateurs. Au banquet d’inauguration du tramway, en 1908, la maison offre encore un verre d’Alpine. Devenus liquoristes en 1906, les deux frères ferment la distillerie entre 1908 et 1911. Le portail d’entrée porte toujours les initiales « RD ». L’immeuble voisin, la villa Bonne, est démoli en 1971 pour ouvrir le boulevard Beyle-Stendhal.

Sources

Jean Briselet, Le Faubourg Saint-Laurent, à Saint-Marcellin, 2024, chapitres I et II (plans d’alignement de 1834 et 1887, Annuaire général du commerce, Archives de l’Isère, recensements des archives municipales, état civil) ; thermopyles.info, article IV.

  • Date de publication :

Source : https://paul.argoud.net/saint-marcellin-isere/emplacement/3-place-lacombe-maloc-saint-marcellin/