Moulin de Saint-Marcellin
- Voie : Rue du Moulin
- Lieu : La Cumane
- Bâtiment : Moulin banal
En 1308, le dauphin Jean II donne au seigneur de La Sône le moulin de Saint-Marcellin, situé alors au « vieux faubourg », avec ses privilèges : le droit de mouture s’élève à 24 %, plus une livre pour cent pour le déchet.
Il se trouve au pied de Joud, le long de la Cumane, dans l’actuelle rue du Moulin. C’est très probablement le « moulin de Jo », « situé entre deux ruisseaux », que la charte de 1343 donne pour l’une des limites de la franchise.
La Cumane qui l’alimente menace aussi la ville. Le 28 juillet 1408, pour détourner la rivière qui sape les remparts et la tour, les consuls versent 80 florins à Aymon Roger, propriétaire des moulins, pour qu’il déplace le sien ; les moulins relèvent alors du fief du commandeur de Saint-Paul, de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem. Le 2 novembre 1598, une transaction entre Louis du Vache, conseiller au Parlement, et Claude de La Porte, seigneur de l’Arthaudière, met fin à une querelle sur les eaux de la Cumane et les moulins.
En 1742, le moulin appartient au marquis de La Sône, Aymar-Félicien de Boffin. C’est un moulin banal : jusqu’en 1750, les habitants de la ville et des villages voisins doivent, sous peine d’amende, y faire moudre tout leur grain.
Sources
Archives départementales de l’Isère, B 3471 et B 4392.