Logiciels

Un logiciel se juge à l’usage prolongé, pas à sa page de présentation, et c’est le fil de cette catégorie : des outils déployés en production, tenus dans la durée, parfois abandonnés après avoir donné leurs raisons. Vous y trouverez des retours d’expérience concrets, héberger Odoo et le brancher sur une boutique et une banque, migrer un parc de PrestaShop vers WooCommerce, choisir entre HFSQL Classic et Client/Serveur, mesurer avec Matomo ce que Google Analytics arrange, et les modules maison publiés en open source quand l’outil du marché ne fait pas le travail. Vous y trouverez aussi la critique des modèles économiques qui se sont installés dans le logiciel : abonnements qui remplacent la licence, mises à jour qui punissent les fidèles, effets de mode comme le headless ou le passage au Jamstack vendus comme des simplifications alors qu’ils déplacent la complexité ailleurs. Écrit par quelqu’un qui installe, configure et maintient ces outils pour ses clients, et qui donne les commandes et les chiffres plutôt que des impressions.

AI Invoice Digitization for Odoo

Logiciels

L’OCR natif d’Odoo Enterprise m’a toujours semblé être une case cochée plutôt qu’un outil réellement utile : taux de reconnaissance médiocre, aucune mémoire des corrections, aucune logique comptable. J’ai donc construit account-invoice-digitize-ai, un module open source qui remplace entièrement la chaîne de traitement des factures fournisseurs par un pipeline IA. Il supporte six fournisseurs (Claude, GPT-4o, Gemini, Grok, DeepSeek, Mistral), tourne sur Odoo 16 à 19 Community et Enterprise, et ne nécessite aucune dépendance Python supplémentaire. Le module ne se contente pas d’extraire du texte : il raisonne — matching fournisseur par IBAN ou TVA, imputation comptable selon votre plan de comptes, détection de doublons, validation mathématique des totaux, et apprentissage des corrections pour les prochaines factures du même fournisseur.

WP4Odoo : quand WordPress et Odoo cessent de se tourner le dos

Technologie

J’ai passé plusieurs semaines à construire le pont que je cherchais depuis des années entre WordPress et Odoo. WP4Odoo est un plugin modulaire et open source qui synchronise vos données entre les deux dans les deux sens (e-commerce, CRM, facturation, adhésions, booking, LMS) sans jamais ralentir votre site. 33 modules, une file d’attente asynchrone, et zéro ressaisie manuelle. Le code est sur GitHub, gratuit, et il parle trois langues.

Real Racing 3 : le racket était légal

Technologie

Electronic Arts ferme Real Racing 3 le 19 mars 2026. Mon niveau 133 et mes 37 jours de jeu vont disparaître. Pas de mode hors ligne, pas de compensation. Le problème ? Ce n’est pas EA qui m’énerve le plus. C’est Apple et Google qui ont créé un système où vous ne possédez rien, où tout n’est qu’une licence révocable, et où ce racket est parfaitement légal.

WooCommerce Subscriptions Tax Retrofit : migrez vos abonnements TTC vers HT + TVA

WordPress & WooCommerce

Vous venez de franchir le seuil de TVA et vos abonnements WooCommerce sont toujours enregistrés en TTC sans ventilation ? WooCommerce Subscriptions Tax Retrofit convertit automatiquement vos abonnements existants en HT + TVA, sans modifier le prix payé par vos clients. Le plugin traite des centaines d’abonnements en quelques minutes, avec simulation préalable et transactions SQL pour garantir l’intégrité de vos données.

WordPress Headless vs WordPress classique : analyse d’une tendance surévaluée

WordPress & WooCommerce

En naviguant sur des sites modernes utilisant Next.js en frontend, je constate que beaucoup conservent WordPress en backend invisible. Après vingt ans d’expérience WordPress, cette tendance headless m’interpelle : pourquoi complexifier l’architecture quand un WordPress équipé d’un excellent cache génère déjà des pages HTML statiques avec des performances supérieures ? Cette analyse technique comparative révèle que WordPress classique optimisé atteint un Time to Interactive de 1-2 secondes contre 2-4 secondes pour le headless, tout en transférant 2x moins de données et en maintenant un seul système au lieu de deux. Le headless WordPress est une solution brillante pour des problèmes que la plupart des sites n’ont pas : le bon choix dépend toujours du besoin réel, jamais de la mode technologique.

Signal : l’éloge d’un outil sobre et essentiel

Surveillance et libertés

Signal incarne l’essence d’un outil numérique moderne : sobre, fiable et sécurisé, avec un chiffrement de bout en bout par défaut, sans collecte de données ni publicités intrusives. Géré par une organisation à but non lucratif, son protocole open-source, audité régulièrement, est une référence mondiale, utilisée même par WhatsApp et Google. En 2023, Signal a renforcé sa résistance quantique avec PQXDH et SPQR, anticipant les futures attaques par ordinateurs quantiques. Malgré ses qualités, son avenir en Europe reste incertain face aux projets de lois comme « Narcotraffic » ou « Chat Control », menaçant le chiffrement et la vie privée.

Sécuriser WordPress : les headers HTTP oubliés que personne ne configure

WordPress & WooCommerce

La plupart des sites WordPress tournent sans la moindre protection HTTP : pas de HSTS, pas de CSP, pas même un X-Frame-Options. Les plugins de « sécurité » n’y changent rien : ils réparent après coup, sans jamais renforcer la couche la plus essentielle ; celle que le navigateur respecte. En configurant correctement quelques headers, vous bloquez des attaques avant qu’elles n’atteignent votre code. Trois lignes dans un fichier, et votre site passe d’un F à un A sur securityheaders.com.

Quand Google Analytics vous ment, Matomo révèle la vérité

Logiciels

Google Analytics n’est pas toujours le miroir fidèle qu’on imagine. Lorsqu’un mystérieux pic de trafic a frappé mon site, GA n’a rien vu… alors que Matomo a tout révélé. Au fil de l’enquête, j’ai découvert pourquoi Matomo est plus précis, plus transparent et bien plus fiable. Voici le récit de cette leçon, et pourquoi vos données méritent mieux que les œillères de Google.

Adobe Creative Cloud : Quand les éditeurs nous prennent pour des pigeons plumés !

Logiciels

Il fut un temps où la formule « Photographie » d’Adobe coûtait 9,99 € par mois, avec Photoshop et Lightroom inclus. Aujourd’hui, pour ajouter un simple Illustrator, la facture grimpe à plus de 430 € par an, et la Creative Cloud complète dépasse les 950 €. Un modèle qui ressemble moins à un service qu’à un racket organisé, poussant de plus en plus d’utilisateurs vers Affinity, DaVinci Resolve… ou le piratage.