Euro numérique

La BCE présente l’euro numérique comme une modernisation du paiement. Cette catégorie part d’une autre lecture : une monnaie de banque centrale détenue directement par le citoyen change la nature du rapport entre lui et l’institution qui l’émet, et aucune des garanties promises n’est irréversible, puisqu’elles tiennent toutes à un règlement modifiable. Vous y trouverez le dossier suivi de près depuis 2025 : la programmabilité et ce qu’elle rend techniquement possible, le volet interbancaire déployé pendant que le débat public se concentre sur le grand public, le coût d’un projet estimé en dizaines de milliards quand un réseau national éprouvé existe déjà, le mode hors ligne dont l’anonymat dépend d’une puce contrôlée par Apple et Samsung, et Wero, présenté comme une souveraineté des paiements mais hébergé chez un fournisseur américain. Écrit avec le souci de séparer ce qui est écrit dans les textes de ce qui est promis dans les communiqués, et sans confondre la critique d’un instrument avec le refus de la dématérialisation.

L’euro numérique : un piège à refuser d’urgence

L’euro numérique est présenté comme une avancée technologique, mais il pourrait bien être un cheval de Troie menaçant nos libertés économiques. En centralisant la monnaie sous le contrôle direct de la BCE, il ouvre la porte à une surveillance accrue et à des manipulations monétaires au service des États surendettés. Entre inflation incontrôlée, affaiblissement des banques et économie sous perfusion, cette fausse modernisation risque de dynamiter notre système monétaire. Il est urgent de refuser ce piège avant qu’il ne soit trop tard.