La Saulaie – Café Colombat

Sur cette carte postale expédiée vers 1910, on devine le ruisseau de Savouret (avant qu’il ne soit recouvert) bordé de tilleuls et de platanes. On lit encore l’enseigne peinte : « Café Colombat ». C’est le plus ancien propriétaire que l’on puisse mettre sur cet établissement.

Mai 1919 : Victor Colombat, cafetier rue Saint-Laurent, cède son fonds à Benoît Fontenelle. Celui-ci ne s’attarde pas : le 23 février 1920, il revend à Joseph (que tout le monde appelait Camille) et Marie-Louise Fillet, nés en 1892 et 1899. On les retrouve encore derrière le comptoir en avril 1921.

Août 1922 : c’est une veuve, Clémentine Veyret, qui tient la maison. On y sert à boire, mais on y fait aussi épicerie : deux commerces sous le même toit, comme c’était souvent l’usage.

25 novembre 1929 : elle passe la main à Paul et Victoire Croibier-Baton (nés en 1880 et 1883). Paul Croibier n’était pas que cafetier, il tenait aussi des écritures comme comptable. Il meurt en 1931 et sa femme continue seule. Elle se remariera quelques années plus tard avec Marius Drevet ; le couple tenait encore le café en 1945.

C’est là que l’histoire du café s’arrête et que celle de la maison prend le relais.

Vers 1948, les grands-parents de Jacques Charpenay achètent l’immeuble au moment de prendre leur retraite. Ils occupent l’appartement du premier étage ainsi que le garage, et louent les autres logements. L’oncle de Jacques vit quelque temps au rez-de-chaussée avant de déménager à la copropriété Le Provence, rue de la Liberté, tout en continuant à travailler avec Joseph Pellat.

Vers 1960, ce même oncle installe une auto-école dans les locaux, puis devient propriétaire de la maison au décès des grands-parents.

L’établissement a disparu (au moins partiellement), probablement dans les années 1970, avec le percement du boulevard Beyle-Stendhal et l’aménagement du rond-point de l’Europe.

Vers 1987, Agnès Dumarché (nièce de Monsieur Charpenay et cousine de Jacques Charpenay) repris l’affaire en location de Monsieur Charpenay (qui employait Monsieur Bazzoli), qui avait une licence de taxi. Il était aussi ambulancier auparavant.

Emplacement (supposé) du photographe :