La géopolitique que l’on sert au journal de vingt heures se résume trop souvent à une carte du monde en deux couleurs — les gentils d’un côté, les méchants de l’autre — et au commentaire navré d’un éditorialiste qui découvre avec stupéfaction que les rapports de force n’ont pas été abolis par le droit international, que les traités ne protègent que ceux qui ont les moyens de les faire respecter, et que l’indignation vertueuse n’a jamais constitué une politique étrangère. Cette catégorie est celle d’un observateur qui préfère les cartes d’état-major aux cartes postales, qui lit les accords commerciaux avant de commenter les poignées de main, et qui part du principe que pour comprendre pourquoi un empire agit il faut d’abord regarder ce qu’il convoite — pétrole vénézuélien, terres rares chinoises, avant-poste arctique, corridors de semiconducteurs — plutôt que ce qu’il déclare. Vous y trouverez des analyses sur la recomposition des puissances quand Washington négocie avec Moscou en excluant l’Europe de la table, des décryptages de souveraineté industrielle et militaire quand Dassault défend la France mieux que l’Élysée, des chroniques sur l’affaire Epstein comme clé de lecture systémique du pouvoir mondial, et parfois le constat brutal qu’on ne négocie pas avec le loup en lui récitant le droit — on devient plus fort que lui ou on disparaît — le tout écrit avec la conviction que la lucidité géopolitique, même dérangeante, reste infiniment moins coûteuse que l’aveuglement.
Chaque euro dans nos poches naît d’une dette, créée de rien par des banques qui jouent aux apprenfis sorciers. Les intérêts, ces salauds exponentiels, nous forcent à consommer comme des dingues ou à faire la guerre pour ne pas couler sous leur poids. Pendant ce temps, des rapaces comme Apple s’en gavent, planquant leurs milliards loin des impôts, tandis qu’on trime pour boucher les trous.
Vingt-cinq ans après son arrivée en 2000, Vladimir Poutine a transformé une Russie exsangue en puissance redoutée, multipliant son PIB par 12 et défiant l’Occident avec des gazoducs et des brise-glaces. Pendant ce temps, Emmanuel Macron, autoproclamé virtuose, s’enlise dans une France endettée à 3 000 milliards d’euros, où les ponts s’effondrent et les « plans » nucléaires restent des mirages. L’un bâtit des empires sur des ruines, l’autre jongle avec des promesses qui sonnent creux, laissant la France stagner face à une Russie déterminée. En 2025, le contraste est cruel : Poutine triomphe là où Macron patine.
En 1990, des leaders occidentaux comme James Baker et Hans-Dietrich Genscher ont assuré à l’URSS que l’OTAN ne s’étendrait pas vers l’Est, une promesse captée dans des archives et vidéos d’époque. Pourtant, dès les années 1990, l’Alliance a entamé une expansion inexorable, intégrant 14 pays souvent aux portes de la Russie. Face aux démentis, les documents déclassifiés révèlent une vérité gênante : l’Occident a joué sur l’ambiguïté, trahissant l’esprit de ces engagements.
Depuis des décennies, la Ligue des Droits de l’Homme se positionne comme un rempart contre les atteintes aux libertés. Pourtant, certaines de ses prises de position récentes interrogent : pourquoi ces silences sur des sujets majeurs, et ces indignations si sélectives ? À force de partialité, l’institution s’éloigne de ses principes fondateurs, laissant place à une lutte idéologique teintée de contradictions. La défense des libertés ne saurait être à géométrie variable.
Et si les tarifs douaniers n’étaient pas le fléau qu’on nous décrit, mais un outil stratégique sous-exploité ? À l’aube d’un possible second mandat Trump, les débats s’enflamment à nouveau. Et si, cette fois, il avait raison ? En analysant les effets réels de sa politique commerciale, une vérité dérangeante émerge : les États-Unis disposent de leviers puissants pour redresser la balance sans sombrer dans le chaos économique.