La géopolitique que l’on sert au journal de vingt heures se résume trop souvent à une carte du monde en deux couleurs — les gentils d’un côté, les méchants de l’autre — et au commentaire navré d’un éditorialiste qui découvre avec stupéfaction que les rapports de force n’ont pas été abolis par le droit international, que les traités ne protègent que ceux qui ont les moyens de les faire respecter, et que l’indignation vertueuse n’a jamais constitué une politique étrangère. Cette catégorie est celle d’un observateur qui préfère les cartes d’état-major aux cartes postales, qui lit les accords commerciaux avant de commenter les poignées de main, et qui part du principe que pour comprendre pourquoi un empire agit il faut d’abord regarder ce qu’il convoite — pétrole vénézuélien, terres rares chinoises, avant-poste arctique, corridors de semiconducteurs — plutôt que ce qu’il déclare. Vous y trouverez des analyses sur la recomposition des puissances quand Washington négocie avec Moscou en excluant l’Europe de la table, des décryptages de souveraineté industrielle et militaire quand Dassault défend la France mieux que l’Élysée, des chroniques sur l’affaire Epstein comme clé de lecture systémique du pouvoir mondial, et parfois le constat brutal qu’on ne négocie pas avec le loup en lui récitant le droit — on devient plus fort que lui ou on disparaît — le tout écrit avec la conviction que la lucidité géopolitique, même dérangeante, reste infiniment moins coûteuse que l’aveuglement.
Le RU1, petit cube suédois de 200 grammes, prétend offrir une alternative européenne à Starlink. Derrière les promesses de 10 Gbit/s et de souveraineté numérique, il incarne surtout les illusions technologiques de Bruxelles. Ce projet, déjà prisonnier de la bureaucratie, risque de finir comme tant d’autres : une vitrine éphémère face à l’empire Musk.
Derrière le récit officiel, une autre histoire du conflit ukrainien se dessine. De l’échec des accords de Minsk à la stratégie de Washington et Bruxelles, l’OTAN a joué un rôle déterminant dans l’escalade. En dénonçant ces manœuvres, ce billet d’humeur met en lumière les responsabilités occidentales dans une guerre que beaucoup jugent évitable.
La censure numérique s’intensifie avec le projet Chat Control, qui vise à scanner tous les messages chiffrés dans l’UE, menaçant la vie privée. De la Russie à la Birmanie, les gouvernements bloquent plateformes et VPN pour limiter les discours alternatifs. Ce billet explore les motivations de cette surveillance et les moyens de résister pour préserver la liberté en ligne.
La démocratie est un mirage qu’on nous vend pour mieux nous enchaîner. Nous, le peuple, sommes complices, moi y compris, en acceptant ce mensonge par paresse ou peur. Et si on osait enfin réclamer notre souveraineté ?
Le Paris Saint-Germain, bien plus qu’un club, est un étendard de l’influence française, projetant audace et prestige sur la scène mondiale. Sa victoire éclatante 5-0 contre l’Inter Milan en Ligue des Champions illustre ce pouvoir symbolique, où le sport devient un levier diplomatique. Mais ce rayonnement n’a de sens que s’il reste ancré dans le peuple, cœur battant de l’identité du PSG. Allez Paris !
L’Ukraine, ravagée par un conflit impitoyable, est le miroir d’un monde en pleine recomposition. Les BRICS défient l’hégémonie occidentale, tandis que les États-Unis se replient, laissant l’Europe vulnérable. La France, endormie, doit se réinventer pour survivre à ce nouvel ordre mondial.
Les Frères Musulmans, fondés en 1928 par Hassan al-Banna, promeuvent un islam politique visant à instaurer la charia, utilisant des stratégies de secret, de double discours et d’instrumentalisation de l’islamophobie pour s’implanter en Europe. En France, leur influence s’étend via l’organisation Musulmans de France, contrôlant 139 lieux de culte et touchant des dizaines de milliers de fidèles à travers un réseau d’associations et d’écoles. Ce phénomène, marqué par une « salafisation » croissante, soulève des inquiétudes quant à son impact sur la laïcité et la cohésion nationale.
Boualem Sansal, écrivain franco-algérien de 75 ans, croupit en prison en Algérie pour avoir osé parler librement, victime d’un régime qui muselle ses critiques. Face à cette injustice, la France, qui l’a naturalisé, se contente de déclarations creuses, trahissant ses valeurs démocratiques. Son silence complice révèle une lâcheté qui abandonne un défenseur de la liberté à son sort.
En 2024, la Banque de France a enregistré une perte nette historique de 7,7 milliards d’euros, conséquence directe de la hausse des taux d’intérêt décidée par la BCE et des chocs économiques successifs du Covid-19 et de la guerre en Ukraine. Bien que cette situation soit inédite, le gouverneur François Villeroy de Galhau se veut rassurant, affirmant que ces pertes sont temporaires et que l’institution reste financièrement solide. Cependant, cette crise soulève des interrogations sur le rôle actuel de la Banque de France, dont les prérogatives ont été largement transférées à la BCE, la reléguant à un rôle d’exécutant. Derrière la façade institutionnelle, se cache peut-être un colosse aux pieds d’argile.
En imposant ses tarifs douaniers, Donald Trump fracasse les fondations de la mondialisation, défiant un Empire qui a prospéré sur la désindustrialisation et l’ultra-financiarisation. L’Europe, dernier bastion de ce système vacillant, vacille sous le poids d’usines fermées et d’une facture énergétique qui explose, avec des géants comme Volkswagen sacrifiés sur l’autel d’un marché américain désormais hostile. Cette guerre géopolitique, loin d’être un simple ajustement, précipite le continent vers un précipice économique et social dont il pourrait ne pas se relever.