Culture

D’Ormuz à Beyrouth : entre le prix du litre et le prix des larmes

Le détroit d’Ormuz a beau être à six mille kilomètres, il dicte depuis deux mois le prix du carburant à la pompe et promet de peser longtemps encore sur les prix alimentaires et les billets d’avion : la France, qui importe 29 % de son gazole du Proche-Orient, est l’otage consentant d’une dépendance qu’elle refuse depuis cinquante ans de réduire. Macron y a envoyé le Charles de Gaulle, une posture souveraine qui masque mal une politique de survie à court terme. Mais réduire ce conflit à une question de barils serait une façon commode de ne pas regarder ce qu’il y a derrière : Ormuz est le symptôme économique, Beyrouth est le cœur de la guerre, et les 2 454 morts libanais en six semaines ne sont pas une abstraction géopolitique. Manon Debs, Vernis Rouge, artiste franco-libanaise évacuée du Liban en 2006, vient de sortir une chanson parce qu’elle a peur pour les siens et qu’écrire est la seule façon qu’elle connaît de se sentir utile. Deux France face au même conflit : l’une regarde le prix du litre, l’autre attend des nouvelles d’une rue qu’elle connaît par cœur.

Le chanfrein et la lumière : 112 grammes de certitude

Il existe des objets qu’on utilise, et d’autres qu’on contemple. L’iPhone 5S Gris Sidéral était les deux à la fois. Son chanfrein diamanté, son aluminium anodisé, ses 112 grammes de perfection représentent l’apogée d’une lignée née avec l’iPhone 4 et que personne, chez Apple, n’a su ni voulu prolonger. Ceci est une ode au dernier iPhone qu’on pouvait aimer sans raison utilitaire.

Hommage à Brigitte Bardot (1934-2025)

Il existe des beautés qui traversent le temps sans jamais se faner dans la mémoire collective. Brigitte Bardot fut de celles-là. De Saint-Tropez aux plateaux du monde entier, elle incarnait une liberté solaire et décomplexée, avant de tout abandonner pour défendre les animaux avec une détermination sans faille. La France perd aujourd’hui une icône dont l’engagement résonnera bien au-delà des images.

Hommage à Steve Jobs et Dennis Ritchie : Une semaine pour l’éternité

En l’espace de sept jours d’octobre 2011, le monde a perdu deux de ses architectes numériques les plus déterminants. Steve Jobs, le 5, puis Dennis Ritchie, le 12. L’un a eu les unes du monde entier ; l’autre est parti dans un silence presque absolu. Pourtant, sans Ritchie, le langage C et Unix n’existeraient pas et sans eux, l’iPhone que Jobs avait conçu n’aurait pas eu de fondations sur lesquelles reposer. Une même semaine, deux légendes, une même civilisation numérique.