Si les profits appartiennent aux salariés, les pertes aussi, non ?

Le refrain est connu : « Quand la boîte fait 200 000 € de bénéfice, c’est le travail des ouvriers qui a créé cette richesse. » OK, admettons. Mais quand la même boîte perd 50 000 € parce que le marché s’est retourné ou que le concurrent chinois est moins cher… on entend beaucoup moins de monde réclamer la symétrie. Le communisme, ce serait donc le casino : on empoche les gains à plusieurs, on laisse le croupier payer les dettes ?

Vous me direz : « Le salarié aussi risque, il risque son emploi. » Exact. Et c’est précisément là que le débat devient honnête. Un licenciement économique, ce n’est pas rien : c’est l’emploi, les arriérés parfois jamais payés, la retraite amputée. Le salarié risque. L’actionnaire aussi. Mais ils ne risquent pas la même chose, ni dans les mêmes proportions, ni au même moment du cycle. Discutons-en — vraiment, chiffres en main, plutôt qu’avec des slogans.

Parce que le slogan « les profits appartiennent aux travailleurs », lui, ne discute jamais de ça. Il prend la cerise et laisse le gâteau brûlé à l’autre. C’est du cherry-picking idéologique.

Pourtant une réponse cohérente existe : la coopérative. Tout le monde propriétaire, tout le monde décideur, tout le monde exposé. Ça existe, ça fonctionne — statistiquement, les SCOP survivent même un peu mieux que les SARL classiques. Mais quand ça casse, et j’en sais quelque chose pour avoir suivi le dossier Duralex pendant des mois, ce sont bien les salariés-sociétaires qui perdent leur épargne. La symétrie assumée a un prix, et il se paie cash.

Ce que je reproche au communisme de réseau social, ce n’est donc pas l’idéal égalitaire. C’est l’asymétrie planquée derrière le mot « justice » : bénéfices socialisés, factures laissées au patron. On n’est plus dans l’égalité, on est dans « je veux les avantages du capitalisme sans les inconvénients ».

Donc, vraie question, sans haine et sans caricature : vous assumez la symétrie ou pas ?

Parce que sinon, même Marx aurait trouvé ça un peu gonflé.


Écrivez quelques éclats d'âme...

Dans l'ombre vacillante d'une chandelle, où les murmures du vent se mêlent aux secrets d'un vieux parchemin, je vous invite à tisser une toile de mots. Écrivez quelques éclats d'âme – rêve, étoile, abîme, étreinte, brume – et laissez-les danser sur la page, comme des lucioles dans une nuit d'encre. Que diriez-vous de les entrelacer dans une phrase, un souffle, une histoire ?

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