Quand le HP Z1 G5 devient Frankenstein : upgrade sauvage et nostalgie
Aujourd’hui, j’ai décidé de mettre à jour mon PC HP Z1 Entry Tower G5 en essayant de réutiliser, tant bien que mal, des composants que j’avais dans un PC assemblé par mes soins, il y a plusieurs années.
Le constat de départ
Il n’était ni question, ni possible, ni intéressant de réemployer mon ancien socket LGA 2011 (carte mère ASUS Rampage IV Extreme et Intel Core i7-3930K). Du coup, j’ai conservé l’Intel Core i7-9700 du Z1 mais j’ai installé un SSD Corsair MP600 NVMe PCIe M.2.

L’opération chirurgicale
Estimant que cette configuration manquait d’une carte graphique digne de ce nom, j’ai fait rentrer au pied de biche (et à grands coups de disqueuse) ma Zotac 1080 Ti AMP Extreme. Pour faire tenir les 30×6 centimètres de la carte, j’ai dû supprimer la cage basse du boîtier et découper assez généreusement ce dernier.

Initialement, je pensais remplacer l’alimentation par une Thermalright TGFX-650 mais fabriquer un connecteur P2 PWRCMD à 7 pins/broches (un truc proprio) m’aurait causé quelques tracas.

Les compromis nécessaires
Ma carte graphique nécessite 16 broches (2 connecteurs 8 broches) mais l’alimentation ne délivre que 6 broches (1 connecteur 8 broches et un 6 broches). J’ai donc filouté en utilisant un adaptateur 6 broches vers 8 broches.
Ce n’est pas la solution dont je suis le plus fier mais après avoir déjà découpé le châssis… je n’étais plus à ça près.

Résultat : j’économise une alimentation au format SFX qu’il m’aurait fallu fixer au boîtier tant bien que mal (l’alim d’origine a un format proprio) et il semblerait que la carte graphique encaisse au moins 300 watts sans broncher… d’après OCCT en tout cas !

Vous noterez que j’ai profité de l’intervention pour remplacer le ventilateur du boîtier par un Noctua NF-A9 PWM.
Ah oui… j’ai aussi dû découper la porte latérale coulissante car les deux connecteurs 8 broches de la carte graphique refusaient catégoriquement de rentrer.

Ce qui reste à faire
Niveau matériel, il ne me reste plus qu’à commander mes 4 × 32GB de RAM DDR4 2400 MHz. Puis pour le fun, j’installerais bien un ventirad Thermalright ou Noctua NH.
Désormais, mon Z1 a peut-être des allures de Frankenstein mais à ce jour, l’upgrade qui est parfaitement fonctionnel m’aura coûté moins de 24€ 🤑

La nostalgie de l’assemblage
L’espace de quelques heures, la nostalgie de l’époque où j’assemblais mes PC s’est ré-emparée de moi. Ces moments où chaque upgrade était une aventure, où l’on passait des heures à comparer les specs dans les magazines avant de foncer chez Surcouf, Computer Bench ou VPCShopping.
Je me souviens encore du son caractéristique des disques Quantum au démarrage, de ma première carte Matrox Millennium qui affichait enfin des couleurs correctes, de l’euphorie en installant ma première 3dfx Voodoo – cette carte accélératrice qui changeait tout. À l’époque, on ne disait pas « carte graphique », on parlait de carte accélératrice 3D. C’était magique 🤩
Aujourd’hui, tout est devenu standardisé, plug-and-play, propre. Fini les nappes IDE, fini les cavaliers à positionner, fini les incompatibilités mystérieuses entre composants. Mais aussi, fini ce frisson de monter son PC comme on monte un bolide, pièce par pièce, en se salissant les mains.
Alors oui, mon Z1 ressemble désormais à une créature de Frankenstein 🧟♂️ avec ses découpes au dremel et son adaptateur d’alimentation douteux. Mais il a retrouvé une âme. L’âme de ces configurations bricolées avec amour dans les années 2000, où l’on osait tout pour grappiller quelques FPS supplémentaires.
Et franchement ? Pour moins de 24€ et quelques heures de bricolage sauvage, je ne regrette rien. C’était bon de replonger dans cette époque bénie où monter son PC était encore une aventure.
