Paul Argoud

Alpine A110 S

Aujourd’hui, la concession Alpine de Valence m’a prêté une Alpine A110 S… équipée d’un covering (pas excessivement discret, vous en conviendrez) réalisé par Smart Cover.

Avant toute chose, pour les impressions et d’autres photos, c’est par ici que tout se passe.

D’autre part, j’invite toutes les personnes intéressées par Alpine, à se rapprocher du Centre Alpine Valence où vous serez accueillis par de véritables passionnés qui sauront vous écouter et feront le maximum pour répondre à vos attentes.

Pour ma part, j’ai vraiment été très très agréablement surpris (positivement) par ce modèle qui est le résultat de choix plutôt cohérents effectués par le constructeur : le poids contenu du véhicule est absolument génial, tout comme le moteur en position centrale arrière qui confère à l’ensemble un comportement plutôt ludique.

Moteur et boîte à vitesses

Pour être tout à fait honnête, avant l’essai (comme quoi, les aprioris ont la vie dure), je trouvais vraiment dommage que cette A110 (en l’occurrence « S ») ne soit pas (encore?) proposée avec une commande manuelle de la boîte à vitesses… le bon vieux levier quoi !

Et il se trouve que, même si cette absence reste regrettable, le 4 cylindres turbo et la boîte séquentielle fonctionnent parfaitement de concert ! Je pense que plus que sur tout autre véhicule, une boîte manuelle (et donc le fait de devoir débrayer/embrayer) viendrait vraiment grever les performances du véhicule… dont le moteur ne brille pas par une abondance de couple (320Nm).

Concernant le moteur, pour le plaisir et les vocalises, j’aurais bien sûr préféré un bloc atmosphérique avec davantage de cylindres (et de cylindrée) mais le choix de ce 4 cylindres suralimenté reste judicieux puisqu’il permet de conserver un poids relativement faible du groupe motopropulseur avec une consommation et des émissions de CO2 (146g/km) plutôt contenues. Conséquence de quoi, la contenance du réservoir de 45 litres est globalement suffisante ; ce qui est assez troublant.

La sonorité est plutôt sympa et les pétarades à l’échappement sont présentes mais (fort heureusement) beaucoup plus limitées que celles qu’une Megane RS.

Globalement, même si une boîte un tout petit peu plus rapide et quelques dizaines de chevaux supplémentaires seraient appréciés, c’est surtout le couple qui fait le plus défaut. Déjà, ne serait-ce qu’avec quelques dizaines de newtons-mètres supplémentaires, disons au moins 30 (soit 350Nm), l’histoire serait probablement différente.

Châssis et comportement

Très peu de choses à dire au sujet de ce dernier, il ne faut pas hésiter à utiliser le mode « Track » pour envoyer un peu du bois sur les routes sinueuses.

Je note néanmoins une sensation de flou à l’inscription (en courbe) du véhicule… probablement liée aux pneumatiques et/ou aux suspensions… comme si celles-ci ne verrouillaient pas vraiment.

A vrai dire, il n’est pas impossible que dans un cas comme dans l’autre, il puisse s’agir d’un choix délibéré du constructeur ; afin de ne pas commercialiser un véhicule (à moteur en position centrale arrière, je le rappelle) au comportement trop fougueux. Ce sont les articles au sujet des Michelin PS4 DT1 qui me conduisent sur cette piste.

A noter que compte-tenu des conditions (notamment météorologiques) de l’essai, j’ai préféré de ne désactiver totalement les aides électroniques (partiellement quand même hein, faut pas déconner !) et n’ai donc pas été en mesure d’évaluer l’intérêt d’un éventuel différentiel autobloquant mécanique.

Le freinage est top ! A voir lors d’un essai plus poussé, en plein été, avec des températures élevées, voire même sur circuit ; mais ça me paraît vraiment bien !

Poids

Le poids plume du véhicule est vraiment l’aspect qui m’a procuré le plus de plaisir. Il y a toujours plus léger mais il faut reconnaître que les automobiles (sportives) qui pèsent moins de 1,2 tonnes ne sont plus vraiment légion ces dernières années. J’aurais évidemment apprécié que Alpine parvienne (au moins symboliquement) à contenir le poids sous la tonne mais on s’accommode tant bien que mal (LOL) des 114kg de trop 🙂

A titre de comparaison, symbolique là encore, l’Alpine première du nom, celle des années soixante, pesait moins de 600kg… soit la moitié du poids de la petite dernière !

Habitabilité

A l’intérieur, c’est suffisamment spacieux et même si toutes les morphologies sont différentes, deux personnes d’une centaine de kilos ne devraient pas se retrouver trop à l’étroit pour ce qui est de la largeur… tant des sièges que de l’habitacle.

Par contre, la hauteur des sièges n’est pas aisément modifiable (outillage nécessaire) mais peut néanmoins se régler sur trois positions. En position intermédiaire, une taille de 1.85m semble être le maximum (sans toucher le plafond). De fait, même avec le siège dans sa position la plus basse, je ne pense pas qu’une personne dépassant allègrement les 1.95m sera très à l’aise… En revanche, le recul du siège, lui, est plutôt généreux !

Personnellement, en passager, du haut de mon mètre quatre-vingt dix, c’est surtout la « console centrale » qui enquiquinait mon genou gauche.

Je ne sais pas si je dois aborder le cas des rangements ou de la boîte à gants puisqu’il n’y en a pas… aucun… zéro… ou à peu près. Il y a un coffre à l’avant (100 litres), un coffre à l’arrière (96 litres), vaguement un range-monnaie et un peu de place derrière les sièges. Personnellement, je n’ai pas trouvé où mettre mon smartphone ; ailleurs que dans ma poche, évidemment.

Les informations distillées par l’écran/tablette trônant au centre du tableau de bord sont appréciables mais j’avoue ne pas m’être davantage attardé sur sa qualité, la réactivité du tactile ou autre. Toujours est-il qu’au niveau de l’interface et des fonctionnalités, on retrouve bien « le tuning Renault Sport » avec des graphiques, des animations, des modes, etc. N’y voyez rien de péjoratif, sur cet aspect, nous sommes à peu près au niveau des automobiles asiatiques.

Bon, j’avoue ne pas avoir prêté la moindre attention au multimédia, navigation, présence ou non de port USB, chargeur à induction, pompe à pénis, sabre laser… consultez votre revendeur !

Prix

Commercialisée environ 67000€, il n’y a pas grand chose à dire, ça reste souvent beaucoup moins que les concurrentes de segment identique… et encore, rares sont les concurrentes vraiment directes. Une chose est sûre, pour un véhicule neuf à caractère sportif, en France, toutes taxes (146 grammes de CO2 par kilomètre, rappelons-le !) et immatriculation comprises, je pense que la messe est dite !

Même au niveau du coût de roulage, il y a fort à parier que l’Alpine enfonce encore le clou, que ce soit au niveau de l’entretien, de la consommation en terme de carburant ou du coût des consommables : pneus, plaquettes, disques, etc.

Conclusion

Voilà un premier compte-rendu, tapé d’une traite, il est assez peu structuré, n’a aucune prétention mais j’espère pouvoir revenir le peaufiner dans quelques temps afin de mettre un peu d’ordre dans mon texte, apporter des précisions, etc.

En guise de mot de la fin et sans nécessairement vouloir être chauvin, je dirais que nous sommes en présence, non pas d’une automobile, mais plutôt d’une sacrée voiture de sport française et fabriquée en France, de surcroît, ça devient suffisamment rare pour le souligner.


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